Virus mortels accessibles sur le Net

Des terroristes bien formés pourraient recréer le virus de la variole et d’autres virus mortels en profitant de l’absence de lois qui n’interdisent pas la commande par Internet des éléments de base nécessaires à leur fabrication, indique mercredi le Guardian.
Pour appuyer cette information, le quotidien britannique déclare qu’il s’est ainsi procuré une courte séquence d’ADN du virus de la variole et qu’il l’a envoyée à une adresse à Londres. L’échantillon au préalable avait subi trois petites modifications afin de le rendre inoffensif.
Le quotidien relève que le virus mortel de la variole existe uniquement dans des laboratoires depuis que la maladie est considérée comme éradiquée depuis une trentaine d’années dans le monde. Une étude aurait montré cependant que la plupart des personnes sont dans l’incapacité de résister à ce virus et qu’une réapparition de celui-ci chez seulement dix d’entre elles, pourrait en contaminer jusqu’à deux millions en l’espace de 180 jours.
Le Guardian déclare que des fragments d’ADN de la pololiomyélite et de la grippe espagnole à partir de 1918 (qui a tué plus de 20 millions de personnes de par le monde) pourraient être obtenus par le biais d’Internet.
Le journal note que des chercheurs ont des raisons légitimes d’acheter des fragments d’ADN tirés d’agents pathogènes afin de mettre au point des traitements ou des vaccins.
Le Guardian relève toutefois que cette activité est nouvelle et n’est pas l’objet de règlements précis; les sociétés spécialisées dans la vente de fragments d’ADN ne vérifient pas de quels fragments exacts il s’agit ou quelles sont les personnes qui les commandent. Aucun des quatre principales sociétés en Grande-Bretagne vérifient d’une façon régulière l’origine des commandes. Il en est de même pour les 39 autres sociétés, opérant aux Etats-Unis et au Canada."C’est l’histoire la plus inquiétante que j’ai entendue depuis un certain temps", a déclaré au Guardian Phil Willis, membre du Parlement, qui est à la tête du comité parlementaire de la science et de la technologie.
Il y a clairement un important vide juridique. Il est nécessaire de légiférer dans ce domaine, a-t-il souligné. Pour sa part, Alistair Hay, un expert en armes biologiques et chimiques à l’université de Leeds ainsi que conseiller du gouvernement et de la police, s’est déclaré surpris de voir qu’il était "aussi facile" pour une société de fournir des fragments d’ADN.

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