Week-end meurtrier en Algérie

Six militaires algériens ont été tués dimanche par l’explosion d’une mine télécommandée au passage de leur camion sur la route reliant les bourgs de Baghlia et Ouled aïssa à une cinquantaine de kilomètres d’Alger, rapporte le journal «Al-Khabar». Selon d’autres organes de presse, des militaires revenaient d’une mission de reconnaissance dans ce secteur boisé quand leurs véhicules ont été arrêtés par l’explosion d’une bombe, a précisé le matin.
Des islamistes armés en embuscade ont alors tiré à l’arme automatique tuant six militaires et blessant quatre autres. Dans cette zone sont installés des maquis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) de Hassan Hattab qui rejette la politique de réconciliation nationale du président Abdelaziz Bouteflika, tout comme le Groupe islamique armé (GIA) de Rachid Abou Tourab, selon «Le jeune indépendant».
L’explosion d’une bombe a également tué dimanche un patriote (civil armé) lors d’un ratissage des forces de sécurité dans la région de Jijel (350 km à l’est d’Alger), tandis qu’un accrochage s’est produit entre un groupe armé et des policiers samedi soir au quartier Oued Tolba à la périphérie de Tiaret (340 km à l’ouest d’Alger). Par ailleurs, des éléments du GIA avaient assassiné samedi soir six personnes d’une même famille et trois jeunes à Bouharoun, un petit port à une quarantaine de kilomètres à l’ouest d’Alger.
Depuis le début du mois de juillet, une centaine de personnes ont été tuées en Algérie dans des violences impliquant des islamistes armés. Ces nouveaux massacres portent à plus de 830 le nombre de morts dans des actions des groupes armés depuis le début de l’année. Rachid Abou Tourab, qui a succédé à la tête du GIA à Antar Zouabri, avait affirmé dans un communiqué annonçant sa nomination comme «émir» qu’il tuerait «sans répit» jusqu’à l’établissement d’un Etat islamique en Algérie.
Le GIA, qui a déclaré «impies et apostats» les Algériens ne suivant pas sa ligne, est rendu responsable de la plupart des massacres contre les civils en Algérie depuis 1992. Selon un bilan officiel, depuis cette date, les violences ont fait plus de 100.000 morts en Algérie.

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