Zapatero et son rival Rajoy dans le sprint final

Le chef de gouvernement sortant, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, confirmé dans son statut de favori après un duel télévisé lundi, et son rival de droite Mariano Rajoy, ont engagé mercredi le sprint final de la campagne électorale avant les législatives de dimanche.
Multipliant les meetings aux quatre coins du pays, les deux candidats à la présidence du gouvernement espagnol ont redoublé d’attaques sur le camp adverse, s’efforçant d’emporter le vote des indécis et se posant tous deux en rassembleurs. «Je formerai un gouvernement pour tous, je ne veux pas de divisions (…), ce que je veux c’est être le président de tous les Espagnols», a déclaré mercredi sur la radio privée Cadena Ser M. Rajoy, soignant une image de «modéré» face à la «crispation» générée, selon lui, par quatre ans de gouvernement Zapatero. Le candidat du Parti populaire (PP, droite) se dit «très déterminé» et convaincu de la victoire, malgré un second face-à-face télévisé avec Zapatero qui a nettement tourné en sa défaveur, selon les sondages express diffusés juste après l’émission, lundi soir. Depuis mardi les sondages sont interdits et l’effet de ce dernier débat ne pourra être quantifié par les enquêtes d’opinion alors qu’un premier duel s’était traduit par un accroissement de l’écart en faveur du Parti socialiste (PSOE).
Les ultimes sondages autorisés en début de semaine donnaient un avantage d’environ 4 points aux socialistes alors que l’écart était nettement plus réduit une dizaine de jours avant.
M. Rajoy assure que son second débat a été «meilleur que le premier» et s’efforce de rejeter l’étiquette d’outsider que beaucoup commencent à lui coller alors que les sites d’enchères en ligne lui attribuent désormais une cote de six contre un, face à Zapatero. Galvanisé par un débat qu’il juge avoir emporté haut-la-main, M. Zapatero multiplie pour sa part les appels à la mobilisation en direction de l’électorat jeune qui avait fait pencher la balance en faveur des socialistes aux précédentes législatives. «Nous allons leur donner une leçon (à la droite, ndlr) dimanche, en obtenant un fort taux de participation», a lancé mardi le chef de gouvernement devant 2.000 étudiants réunis sur un campus universitaire à Madrid.

• Olivier Thibault (AFP)

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