Zapatero : Honnêteté et transparence

Zapatero : Honnêteté et transparence

Le nouveau président élu du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, a l’intention de gouverner en partant du principe de la tenue de ses promesses électorales et de l’application du programme qu’il a défendu tout au long des quatre années qu’il a passées en tant que leader de l’opposition face au gouvernement dirigé par le président sortant, José Maria Aznar.
La première manifestation de cet engagement est constatée dans le choix de ses ministres dans lequel il a appliqué l’un des principes les plus importants de la politique d’emploi qu’il a défendue tout au long de sa campagne électorale, à savoir la parité entre les hommes et les femmes.
Ainsi, le prochain gouvernement dirigé par le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) sera composé de seize ministres dont huit hommes et huit femmes, selon les informations révélées mercredi par des sources proches du futur président. La liste des futurs ministres n’a pas créé de surprise quant à l’attribution de certains portefeuilles conformément à ce qui se spéculait dans les milieux des observateurs.
Il s’agit notamment de la nomination de l’ex-envoyé spécial de l’Union-européenne au Proche-Orient, Miguel Angel Moratinos, 53 ans, au poste de ministre des Affaires étrangères. Ancien ambassadeur au Maroc et dans plusieurs autres pays arabes, Moratinos est un connaisseur du monde arabe et qui jouit d’un grand respect dans toutes les capitales arabes. Sa nomination à la tête de la diplomatie espagnole permettra à Rabat et Madrid de récupérer de bonnes relations diplomatiques et de pallier les séquelles des années de la crise diplomatique fomentée par le gouvernement du Parti Populaire. Pour ce qui est de l’économie, elle sera confiée à l’actuel commissaire européen aux Affaires économiques Pedro Solbes, 61 ans, qui sera nommé deuxième vice-président du gouvernement, ministre de l’Economie et des Finances. Le portefeuille de la Défense sera assumé par le président du gouvernement autonome de la région de Castilla La Manche depuis 21 ans et l’un des responsables socialistes les plus importants, à savoir José Bono, 53 ans. Selon des informations rapportées par la presse espagnole, mercredi, dans la liste des seize futurs ministres, Zapatero a aussi désigné huit femmes pour siéger au prochain Exécutif. Ainsi, Maria Teresa Fernandez de La Vega, 54 ans, docteur en droit et ancienne secrétaire d’Etat à la Justice dans le dernier gouvernement dirigé par Felipe Gonzalez, occupera le poste de vice-présidente et ministre de la Présidence.
Par ailleurs, le futur chef du groupe socialiste au Parlement espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba, a confirmé que deux femmes, Elena Salgado, ingénieur industriel, ancien haut fonctionnaire et présidente d’une compagnie d’information téléphonique et Elena Espinosa, seront respectivement ministres de la Santé et de l’Agriculture et de la Pêche.
Carmen Calvo, ex-conseiller de la Culture dans le gouvernement autonome d’Andalousie, et Maria Jésus Sansegundo, professeur d’économie et vice-rectrice de l’Université madrilène Carlos III seront nommées respectivement pour les ministères de la Culture et de l’Education, qui étaient réunis en un seul portefeuille lors des deux législatures du Parti Populaire. La chargée du dossier de l’environnement au parti socialiste, Cristina Narbona, occupera le ministère de l’Environnement. Maria Antonia Trujillo, conseiller au Développement du gouvernement autonome d’Estrémadure, sera la nouvelle ministre de l’Habitat. Un département que Zapatero a créé conformément à son programme électoral.
Par ailleurs, l’ex-responsable de l’Economie et des Finances du gouvernement régional andalou, Magdalena Alvarez, est pressentie pour le poste de ministre des Infrastructures. Par ailleurs, José Antonio Alonso, un magistrat proche de Zapatero, sera le futur ministre de la Sécurité, alors que le porte-parole parlementaire sortant du PSOE, Jésus Caldera a lui-même confirmé qu’il sera ministre du Travail et des Affaires sociales.
Pour ce qui est du ministère de la Justice, il reviendra à un député canarien du nom de Juan Fernando Lopez Aguilar, alors que le portefeuille de la Fonction publique sera assumé par Jordi Sevilla.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *