Aboudrar et les inspecteurs généraux des ministères font équipe

Aboudrar et les inspecteurs généraux  des ministères font équipe

L’ICPC et les inspections générales des ministères désormais main dans la main. En effet, l’Instance centrale de prévention de la corruption vient de signer un accord de partenariat avec l’Instance nationale des inspecteurs généraux des ministères.

Selon un communiqué de l’ICPC, «l’accord signé permettra de trouver un cadre général pour une action commune afin de renforcer la culture de la transparence, la probité, l’équité, l’efficacité et les principes de citoyenneté dans l’administration publique».

Bref, c’est tout un chantier qui attend les deux parties signataires. Pour commencer, une journée d’étude a été organisée avec la participation de Mohamed Moubdii, ministre délégué auprès du chef de gouvernement, chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration et Abdessalam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention de la corruption ainsi que les représentants de l’instance nationale des inspecteurs généraux des ministères.

Un décret existe déjà depuis 2011 pour encadrer le travail entre les inspections générales des ministères avec les autres institutions œuvrant dans le domaine de la gouvernance dans le pays à l’instar de l’ICPC.

Le décret a d’ailleurs été au centre du débat lors de la journée d’étude. Pour Aboudrar, il est aujourd’hui grand temps, à la lumière des dispositions de la constitution de 2011 relatives à la bonne gouvernance et à la reddition des comptes, d’élaborer une vision adéquate pour l’action des inspections générales. Pour ce faire, le président de l’ICPC appelle à trouver des réponses à plusieurs interrogations liées notamment au foisonnement des références juridiques pour l’inspection au sein de l’administration publique.

Après avoir mis en avant la volonté de son instance de consolider les canaux de coopération avec les institutions de la gouvernance, Mohamed Benjelloun, président de l’Instance nationale des inspecteurs généraux des ministères, a insisté sur le rôle des inspections dans l’autodiagnostic relatif aux risques de corruption, l’élaboration de stratégies sectorielles et la gestion de doléances et réclamations.

Bien que leur travail ne soit pas aussi médiatisé que les rapports de la Cour des comptes, les inspections générales des ministères jouent un rôle important de vérification et éventuellement l’enquête en cas de besoin sur la gestion quotidienne de différents départements ministériels.

Les plus connus sont l’inspection générales des finances relevant du ministère de finances ainsi que l’inspection générale du ministère de l’intérieur. Cela dit, le caractère confidentiel, ou du moins interne, des rapports réalisés par ces structures ne permet pas de mesurer toujours la portée de leurs actions. Mohamed Moubdii a, d’ailleurs, mis en avant lors de son intervention le rôle des inspections en tant que mécanismes de contrôle interne. Reste maintenant à savoir si l’accord de partenariat permettra de fluidifier davantage la coopération entre l’ICPC et les inspections.
Les responsables des deux côtés ont affiché leur volonté à aller de l’avant au cours de la journée d’étude qui a également connu la participation de l’Institution du médiateur et de plusieurs départements ministériels.

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