Association des présidents des conseils communaux : PAM et PJD ennemis jusqu’au bout

Association des présidents des conseils communaux : PAM et PJD ennemis jusqu’au bout

Le élus du PJD, de l’Istiqlal et du PPS se sont retirés des travaux de la séance plénière en protestation contre le président sortant

Aujourd’hui, le PJD a des visées sur la présidence et veut s’en emparer. Si d’un point de vue théorique, la présidence de l’Association ne constitue pas un enjeu majeur pour les partis politiques, le PJD ainsi que le PAM semblent plutôt en faire une affaire «personnelle».

Le duel entre le PAM et le PJD s’intensifie. Alors que le Parlement est toujours au chômage technique, les deux formations se livrent à une bataille sans merci au niveau local. En effet, les présidents des conseils communaux se réunissaient hier pour renouveler les instances de leur association. Celle-ci est présidée depuis quelques années par Fouad Omari, ancien maire PAM de Tanger. Aujourd’hui, le PJD a des visées sur la présidence et veut s’en emparer. Si d’un point de vue théorique, la présidence de l’Association ne constitue pas un enjeu majeur pour les partis politiques, le Parti de la justice et du développement ainsi que le Parti authenticité et modernité semblent plutôt en faire une affaire «personnelle». La victoire de l’un sur l’autre dans la course à la présidence aura une forte valeur symbolique puisque chaque parti devra réunir autour de lui d’autres formations politiques et un maximum d’élus locaux pour mettre toutes les chances de son côté. C’est la raison pour laquelle le PJD veut s’emparer de la présidence surtout que le parti peine toujours à réunir une majorité confortable au niveau du Parlement afin de former un nouveau gouvernement. Et c’est l’ancien ministre délégué en charge du Budget et député-maire de la ville de Fès, Idriss El Azami El Idrissi, qui serait le candidat du parti de la lampe pour la présidence de l’association.

Ce dernier aurait été d’ailleurs en concurrence avec une pointure du PJD, à savoir l’ancien ministre de l’équipement et du transport, Aziz Rabbah. Face au maire de Kénitra, c’est El Azami qui aurait obtenu la bénédiction du secrétaire général, Abdel-Ilah Benkiran. Dès le démarrage des travaux de la séance plénière, El Azami a annoncé la couleur en critiquant Omari. «Vous n’êtes pas habilité à convoquer une séance plénière», lui a-t-il lancé. «Nous exigeons que la séance soit levée et qu’une commission préparatoire soit créée pour préparer et superviser les travaux», a ajouté El Azami devant les participants. Mais c’était sans compter sur la détermination du président sortant, Fouad Omari. Ce dernier a procédé à la lecture des rapports moral et financier de l’association.

Sentant les choses tourner en leur défaveur, les élus PJD membres de l’organisation se sont retirés avec leurs alliés du parti de l’Istiqlal (PI) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS). En effet, les représentants du parti de la lampe ont exigé que les statuts de l’association marocaine des présidents des conseils communaux soient revus. Une requête restée sans suite puisqu’elle ne figurait pas à l’ordre du jour. A l’heure où nous mettions sous presse, les représentants des trois partis n’étaient toujours pas revenus. Reste à savoir si les représentants des autres formations politiques vont aller jusqu’au bout et élire un nouveau président. Pour le moment, seuls l’Istiqlal et le PPS soutiennent le parti de la lampe dans sa quête. Cependant, ce sont les autres partis politiques qui vont trancher ce duel. Affaire à suivre.

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