Associations au coeur des législatives : Les ONG s’impliquent pour une transparence totale

Honnêteté et transparence, mais surtout une participation massive. Tels sont les maîtres mots de ces élections voulues exemplaires à tous les égards. Pour cela, rien n’est laissé de côté. Un travail de mobilisation a d’abord été fait en amont. Il s’agit de réconcilier les électeurs avec les urnes et la pratique électorale en général. Des associations se sont engagées en ce sens. Un travail sans précédent a été accompli par 2007 daba présidée par Noureddine Ayouche et également par AFAK à la tête de laquelle se trouve Abderrahim Harouchi. Outre les deux ONG, le Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) a décidé pour la première fois de s’impliquer directement dans cette opération. Et cela aussi bien au niveau des centres de vote, à travers le suivi quotidien de la presse écrite et audiovisuelle qu’à celui du déroulement de l’opération électorale, avant, pendant et après le jour du scrutin. Le CCDH, est chargé à ce titre de faciliter le travail des observateurs étrangers, en collaboration avec les autorités publiques compétentes. Le Conseil a choisi l’Institut démocratique national pour les affaires internationales (NDI/National Democratic Institute), qui est une organisation non gouvernementale relevant du Parti démocrate américain, en  tant  qu’intermédiaire  avec  la  mission d’observateurs internationaux. Le NDI a été choisi pour sa grande expérience de cette structure dans le domaine des élections.
Une mission internationale formée d’une cinquantaine de membres a été donc accréditée et se chargera, aux cotés d’observateurs nationaux représentant le réseau associatif, de la mission de l’observation. Le tissu associatif pour le suivi des élections étant choisi en tant qu’interlocuteur et ce, eu égard à son audience et à l’expérience qu’il a acquise lors des élections de 2002. Leurs observateurs pourront, en particulier, accéder librement aux bureaux de vote que leurs organes auront choisis et y rester le temps qu’il faudra pour l’observation de l’opération de vote.
De ce fait, l’opération d’observation des élections, qu’elle soit nationale ou internationale, s’est désormais inscrite dans la «normalité» à l’instar des pays aux démocraties ancrées.  Il n’en reste pas moins, tient-on à préciser auprès de celui-ci, que «l’observation ne signifie pas le contrôle». L’opération d’observation des élections est régie par des pratiques internationales reconnues qui imposent notamment de respecter les lois du pays concerné et de ne pas empiéter sur les prérogatives des autorités, y compris les autorités électorales, ainsi que «la non ingérence à aucun moment dans le processus électoral, en plus du respect des règles de la stricte neutralité et d’objectivité».
Un chiffre de 3.000 observateurs a été annoncé au début et quoi que le CCDH considère ce nombre «excessif», nombreuses associations ont souhaité faire part à la mission de l’observation. C’est le cas notamment de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) qui dit suivre de près les élections législatives.  L’AMDH fait partie du Collectif d’ONG pour l’observation des législatives qui comprend plusieurs associations. C’est le cas également du Forum civil démocratique marocain (FCDM) qui aligne plus de 200 observateurs dans tout le Maroc. D’autre ONG ont annoncé leur mobilisation pour ces élections ; il s’agit entre autres de l’associations Achouala ou l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) qui se dit en train d’élaborer un rapport sur ces élections législatives pour «mesurer le poids réel de la femme dans les programmes des partis politiques». 

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