Benkirane ne convainc pas les syndicats

Benkirane ne convainc pas les syndicats

Les conseillers ont choisi d’interpeller le chef de gouvernement sur le dialogue social dans le cadre de la séance mensuelle de questionnement sur la politique générale. Si les syndicats représentés au Parlement ainsi qu’une partie de l’opposition affirment que le dialogue est gelé, le chef de gouvernement atteste que le dialogue n’a jamais été rompu avec les syndicats. «En quatre années, nous avons rencontré les syndicats pas moins de huit fois sans compter les autres réunions consacrées à la réforme des retraites», a affirmé Abdelilah Benkirane. Et de poursuivre: «Ce sont certains syndicats qui ont quelquefois décliné l’invitation du gouvernement à se réunir. Du reste, je garde des relations très amicales avec les dirigeants des centrales syndicales».

Pourtant, tous les parlementaires représentant les syndicats à la deuxième Chambre parlementaire ont brandi des pancartes au cours de l’intervention du numéro un de l’Exécutif dénonçant le manque de dialogue. De son côté, Benkirane a relevé que «la problématique qui nous préoccupe tous n’est pas seulement celle d’améliorer la situation des catégories qui parviennent aujourd’hui à tirer leur épingle du jeu et subvenir à leurs besoins fondamentaux, mais aussi comment associer à l’effort de développement les catégories vulnérables et marginalisées qui se trouvent en bas de l’échelle sociale».

«Il est de notre devoir à tous, partenaires sociaux et économiques, gouvernement et citoyens, de faire preuve de mobilisation pour garantir l’équilibre et la justice sociale de notre pays, et assurer les moyens d’une vie digne à tous les citoyens et à toutes les catégories», a-t-il dit, tout en réitérant la détermination du gouvernement à rester ouvert, dans le cadre du dialogue social, sur les revendications réalistes des syndicats qui prennent en considération l’équilibre financier de l’Etat, la compétitivité des entreprises et l’économie nationale, en particulier celles concernant les catégories les plus vulnérables de la société. Benkirane a profité de son passage au Parlement pour rappeler les mesures prises par son équipe sur le plan social, notamment la mobilisation annuelle de 13,2 milliards DH en exécution de l’accord du 26 avril en relation avec la hausse des salaires et des pensions de retraite, en plus des différentes mesures adoptées pour l’amélioration de la situation des salariés et de la protection sociale dans le secteur privé.

Il a aussi évoqué la hausse du salaire minimum dans la fonction publique pour atteindre 3.000 dirhams. Des réalisations qui ne semblent pas trop convaincre les syndicats lesquels avaient précédé l’arrivée du chef de gouvernement au Parlement par l’organisation d’un sit-in contre la politique gouvernementale liée notamment à la réforme paramétrique de la CMR.

Par ailleurs, une partie de la séance mensuelle a été consacrée à «la politique énergétique en rapport avec la COP22». Benkirane a dit que l’organisation au Maroc de la prochaine édition de la Conférence mondiale sur le climat, prévue en novembre prochain, est une reconnaissance internationale de l’expérience marocaine en matière de promotion des énergies renouvelables et de réduction des gaz à effet de serre.

L’organisation de cette conférence au Maroc se veut aussi l’occasion d’évaluer les engagements annoncés à Paris et d’entamer leur mise en œuvre à partir de 2020, a-t-il ajouté, relevant qu’une panoplie de mesures ont été prises afin de réussir cette manifestation. Il s’agit notamment, selon Benkirane, de la réalisation d’une étude ayant permis d’élaborer une feuille de route définissant les aspects techniques et organisationnels de cette conférence, la mise en place d’un cadre de gouvernance concernant l’organisation de cette session et la planification de manifestations visant à mobiliser les acteurs nationaux et internationaux.

Avec Map

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *