Chakir Achehbar : «Nous voulons corriger les déséquilibres régionaux»

ALM : Pourquoi vous ne vous êtes pas présenté aux élections législatives de 2007 ?
Chakir Achehbar : Parce que, dans mon parti (Parti du renouveau et de l’équité), je joue le sélectionneur et l’entraîneur. Et donc je ne voudrais pas jouer en plus le rôle du joueur dans notre équipe. En tant que président de parti, je suis amené à coordonner la campagne électorale nationale et à soutenir nos candidats dans les différentes circonscriptions électorales. Vu les multiples charges que je suis appelé à remplir, il m’est difficile de me porter candidat dans une circonscription déterminée.

Allez-vous couvrir toutes les circonscriptions électorales ?
Nous allons couvrir 57 circonscriptions. Nous nous sommes contentés de ce nombre de circonscriptions parce que nos moyens sont limités. En plus, nous avons préféré nous concentrer sur les circonscriptions où nous avons le plus de chances de réussir. J’en veux pour exemple la circonscription de Meknès où nos candidats ont des chances réelles de réussir.

Comment évaluez-vous les chances du PRE par rapport à d’autres partis concurrents ?
J’espère d’abord que nous sommes partis pour une concurrence électorale loyale. Et dans ce cadre, je crois que tous nos candidats gardent leur chance de réussir. Il s’agira de convaincre les électeurs du bien-fondé de notre programme électoral et du profil de nos candidats. Tout ce que nous souhaitons, c’est que les élections se passent dans un esprit de transparence et d’honnêteté.

Quels atouts pourriez-vous faire valoir auprès de l’électorat ?
Nous nous distinguons d’abord par le fait que nous prônons la dimension régionale comme cadre de travail pour le prochain gouvernement. Nous voulons instituer dans les prochaines années la région politique et, de ce fait, redéfinir l’action du gouvernement central qui aura plutôt pour rôle de soutenir les efforts des régions et corriger les déséquilibres régionaux existants. Deuxièmement, nous voulons une révision à la baisse du découpage régional pour créer 9 régions fortes plutôt que les 16 régions faibles qui existent aujourd’hui. Et troisièmement, nous aspirons à une redéfinition du cadre institutionnel pour donner à chaque région la responsabilité, le pouvoir, les compétences et les moyens nécessaires pour planifier et exécuter des stratégies régionales de développement social, économique et culturel. Dns ce cadre, les régions définiront des politiques régionales pour l’éducation et la formation, la santé, les infrastructures, la promotion de l’emploi et la lutte contre la pauvreté et la précarité.

Le profil de vos candidats répond-il vraiment aux attentes des électeurs ?
Nos candidats s’engagent à jouer pleinement leur rôle de parlementaires et, de ce fait, défendre le programme de notre parti.

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