Conseil de la ville de Casablanca : Sans surprise, Sajid réussi son passage

Conseil de la ville de Casablanca : Sans surprise, Sajid réussi son passage

La session ordinaire d’octobre du conseil de la ville de Casablanca qui s’est déroulée ce jeudi 31 octobre n’avait d’ordinaire que l’intitulé. «  Historique, marquant un virage décisif dans la gestion de la ville de Casablanca », c’est ainsi qu’a été qualifiée cette session par Mohamed Sajid maire de la ville lors de sa présentation.

Et en effet, les élus ne l’on pas démenti. Preuve en est leur présence massive… Un record. Les débats n’en étaient que plus ardents. Tous affichaient leur volonté d’en découdre avec les problèmes de la ville dénoncés dans le discours royal du 11 octobre dernier.

Les problèmes d’infrastructure, de transport, de contrats de gestion des déchets, de pollution et de stations d’épuration des eaux usées, de bidonvilles, d’inégalités de développement entre les zones, de panneaux d’affichage, d’habitations menaçant ruine….  Tout y est passé !

Evoqués longuement, « ces maux pour la plupart en cours de traitement, feront l’objet d’un plan d’urgence ainsi que d’un plan à moyen terme qui seront élaborés dans les prochaines semaines», a indiqué le maire. M.Sajid a promis plusieurs projets phares visant à régler la situation,  et notamment  le tram suspendu « qui devrait transporter chaque jour quelque 40.000  passagers et dont les premiers travaux devraient démarrer en mars 2014 » a-t-il promis.

Les longues interventions passionnées des élus du Conseil de la ville de Casablanca, ont ensuite laissées place au calme, puis au vote. C’est à l’unanimité, que le projet de budget de fonctionnement de l’année 2014, s’élevant à 3 milliards 46 million dhs, a été adopté. Même topo du côté des 18 points à l’ordre du jour, votés en  moins de dix minutes.

 Parmi ces sujets chauds de la journée, il était notamment question de  l’annulation des contrats d’exploitation de la Sqala, du complexe touristique Lido, du complexe sportif de Zenata et du complexe touristique de tennis de Moulay Rachid ainsi que de l’ancien marché de gros de fruits et légumes. Ces propriétés de la ville feront désormais l’objet de nouveaux cahiers des charges.

Pour certains, c’est un bon début, mais pour d’autres élus, ce n’est pas suffisant. Et pour cause, des dizaines d’autres contrats et propriétés de la ville doivent encore connaitre le même sort, et ce, afin de permettre de drainer des revenus pour  la ville et espérer être à la hauteur des énormes besoins et attentes des citoyens.

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