Coopération maroco-tunisienne : 10 conventions signées

Coopération maroco-tunisienne :  10 conventions signées

Cette session reflète le climat de confiance et d’entente qui caractérise les liens bilatéraux, une dynamique qui se développe à la faveur de la coordination et la concertation permanentes de haut niveau entre Rabat et Tunis.

Le Maroc et la Tunisie partagent des défis communs. C’est ce qu’a tenu à préciser Youssef Chahed, chef du gouvernement tunisien lundi 19 juin à Rabat. Celui-ci a évoqué les moyens de renforcer la coopération et les échanges commerciaux, industriels, touristiques et techniques à l’occasion de la tenue de la Haute commission mixte maroco-tunisienne. «La commission a trouvé les formules permettant de développer la coopération bilatérale dans les différents domaines, à même de conférer à cette coopération une dimension globale au service des intérêts des deux pays frères», indique un communiqué conjoint à l’issue des travaux de cette session coprésidée par Saâd Eddine El Othmani, chef de gouvernement, et son homologue tunisien Youssef Chahed.

Dans cet élan, dix conventions ont été signées entre les deux parties dans différents domaines, économique, commercial, social, religieux et culturel. Cette session reflète le climat de confiance et d’entente qui caractérise les liens bilatéraux, une dynamique qui se développe à la faveur de la coordination et la concertation permanentes de haut niveau entre Rabat et Tunis, a indiqué le chef du gouvernement tunisien.

Sur la même lignée, il a exprimé sa satisfaction quant aux décisions et recommandations de la Haute commission, notamment concernant l’importance de la mise en application des accords scellés dans les domaines scientifique, de l’industrie et de l’investissement. Sur les perspectives économiques des accords signés, le chef du gouvernement tunisien a également insisté sur l’importance d’œuvrer pour la complémentarité entre les économies des deux pays, de tirer profit des potentialités dont dispose le secteur privé et de favoriser la coopération entre autres dans l’enseignement supérieur, la formation professionnelle et la culture.

La partie tunisienne a également fait part de la nécessité de pallier les difficultés douanières et commerciales dans certains secteurs, regrettant que celles-ci entravent la promotion des échanges au niveau des attentes des opérateurs des deux pays. Sur le retour du Maroc à l’Union africaine (UA), Youssef Chahed a souligné que cette initiative contribuera non seulement à donner un nouvel élan à l’action africaine commune, mais aussi au processus d’intégration et de complémentarité à l’échelle maghrébine.

Échanges commerciaux : 500 millions DH d’ici 2020

Le Maroc et la Tunisie ambitionnent de doubler leurs échanges commerciaux et d’atteindre 500 millions de dirhams à l’horizon 2020. C’est l’intention exprimée lundi par Rkia Derham, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, et son homologue tunisien Abdellatif Hamam, chargé du commerce. Ce dernier a mis en avant les opportunités d’investissement dans les deux pays. Il a également estimé qu’il est grand temps de donner dans la pratique un privilège au produit marocain en Tunisie et au produit tunisien au Maroc.

Dans le même sens, le responsable tunisien a insisté sur la nécessité d’identifier les opportunités de concrétisation d’investissements tunisiens au Maroc et ceux du Maroc en Tunisie, et de soutenir les opérations commerciales qui préparent le terrain pour l’investissement. Pour sa part, Rkia Derham a précisé, lors de cette rencontre, que «l’objectif escompté consiste à mettre en place un mécanisme de renforcement des échanges commerciaux au Maroc et en Tunisie afin de résoudre les problématiques auxquelles font face les opérateurs économiques des deux pays respectifs, tels la certification des produits et le contrôle technique».

Lors de cette rencontre, les deux parties ont évoqué la diversité du cadre juridique organisant les relations commerciales entre le Maroc et la Tunisie et les moyens d’ériger ces deux pays en plate-forme économique régionale, au niveau de l’Afrique afin de contribuer à la création d’emplois aussi bien au Maroc qu’en Tunisie. Cette approche vise également à améliorer le cadre de l’activité économique, d’élargir l’accès aux financements, et de créer un espace tuniso-marocain d’échanges privilégiés entre les opérateurs des deux pays.

2 Comments

  1. Mo

    Les tunisiens sont de mauvaises volonté et n’espère qu’exporter vers le maroc sans accepter d’être mis en conccurence en tunisie

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  2. lahcen

    Vous pouvez nous dire pourquoi le 1er ministre Tunisien n’a pas été reçu par le roi ?? Malaise ou le Tunisien a refusé de signer ce que vous lui présentez ???Plus fourbe que le makhzen,tu meurs

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