Deux élus PJD sommés de «divorcer» avec Ilyas Omari

Deux élus PJD sommés de «divorcer»  avec Ilyas Omari

La gestion des alliances pose toujours problème au PJD avec en toile de fond les relations avec le PAM. Alors que la direction centrale du parti considère que l’alliance avec le Parti authenticité et modernité comme une ligne rouge, de nombreux élus du Parti de la justice et du développement ne trouvent aucun mal à nouer des liens avec la direction du PAM.

La situation est telle que Abdelilah Benkirane a réuni les membres de son secrétariat général au parti de la lampe pour débattre de la situation. Mais le secrétaire général du PJD avec la direction semblent plus préoccupé par les cas d’élus qui ont directement scellé une alliance avec Ilyas Omari, secrétaire général adjoint du PAM et président de la région Tanger–Tétouan–Al-Hoceima.
La semaine passée, deux élus PJD de la région ont choisi de rejoindre l’équipe de Ilyas Omari. Ils occupent respectivement les postes de président et vice-président de la commission finances dans la région de Tanger–Tétouan–Al-Hoceima. Pour la direction du parti de la lampe, Abdelatif Berrahou, député et membre influent du PJD dans la région de Tanger, ainsi que Souad Boulîch, également élue dans la même région, ont franchi la ligne rouge.

Mieux encore, la direction du PJD affirme que «l’alliance scellée avec le PAM dans la région Nord s’est faite sans revenir aux instances du parti». Berrahou ainsi qu’un autre élu ont ainsi été invités à démissionner de leurs nouvelles fonctions au sein de la région. Ce n’est pas la première fois que le rapprochement entre des élus pjdistes avec le PAM est critiqué par la direction centrale du parti de la lampe. Il y a quelques semaines, le président du conseil national du PJD, Saad-Eddine El Othmani, avait annoncé la suspension de plusieurs élus du parti dans la ville de Nador pour avoir soutenu un candidat PAM pour la présidence du conseil municipal. Le PJD ne compte pas s’arrêter là.

En effet, le secrétariat général du parti vient de décider à l’issue de sa dernière réunion de créer une commission disciplinaire spéciale chargée d’examiner les dossiers d’élus ayant rejoint des alliances politiques sans revenir à la direction centrale. Il semble que les premiers dossiers qui seront étudiés par ladite commission seront ceux des élus Barrahou et Boulîch. Nous avons tenté de joindre Barrahou mais il est resté injoignable. Ce dernier avait défendu son élection à la tête de la commission finances il y a quelques jours.

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