Elections partielles : Quatre sièges convoités

Elections partielles : Quatre sièges convoités

Ces élections constituent une opportunité pour l’USFP de retrouver le nombre nécessaire pour la formation d’un groupe parlementaire à la Chambre des représentants.

Le ministère de l’intérieur annonce l’organisation de nouvelles élections partielles. Ainsi, quatre sièges seront mis en jeu, notamment dans les circonscriptions de Khénifra, Guercif et Nador.  Dans chacune des circonscriptions précitées, un siège parlementaire sera à pourvoir sauf pour la ville de Guercif où il est question de remplir deux sièges parlementaires. Ces derniers avaient été invalidés par la Cour constitutionnelle.

Dans les détails, les magistrats de la Cour avaient déchu quatre parlementaires à la Chambre des représentants de leur mandat. Ils appartiennent respectivement au Mouvement populaire (2 députés), le parti de l’Istiqlal (1) et le Parti authenticité et modernité (1). La date du prochain scrutin a été fixée au 4 janvier 2018.

Les trois partis concernés par les décisions de la Cour constitutionnelle devront tout faire afin de récupérer les sièges perdus. Mais les autres formations politiques seront également de la partie afin de jouer aux trouble-fêtes. Les enjeux sont, en effet, importants pour plusieurs partis politiques à la recherche d’une victoire dans les élections partielles. C’est d’autant plus vrai pour l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Le parti de la rose lorgne le siège de la circonscription de Nador.

Le candidat usfpéiste avait raté de justesse la victoire dans cette circonscription lors des dernières élections législatives d’octobre 2016. De même, ces élections partielles sont l’occasion rêvée pour l’USFP de retrouver le nombre nécessaire pour la formation d’un groupe parlementaire à la Chambre des représentants.

Depuis l’invalidation d’un siège il y a quelques semaines, le groupe socialiste à la première Chambre ne compte plus que 19 membres alors que le seuil pour un groupe parlementaire est de 20 sièges minimum. Le parti de la rose parviendra-t-il à obtenir un nouveau siège ? Verdict le 4 janvier prochain. En attendant, le ministère de l’intérieur a déjà fixé les délais de présentation des candidatures ainsi que la date de la campagne électorale. Dans ce sens, le dépôt des candidatures va démarrer le dimanche 17 décembre prochain et se poursuivra jusqu’au jeudi 21 du même mois. La campagne électorale devra démarrer, quant à elle, le lendemain, soit le vendredi 22 décembre pour prendre fin le mercredi 3 janvier 2018. En attendant, un autre scrutin partiel est prévu à Martil.

Dans cette circonscription, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) avait perdu un siège quelques semaines auparavant. Le parti du livre aura une mission difficile pour retrouver son siège dans un scrutin qui met à rude épreuve l’alliance entre le PPS et le Parti de la justice et du développement (PJD). Alors que les deux partis avaient coordonné leur action dans plusieurs élections, il semblerait que le parti du livre ne pourra plus compter sur le soutien du parti de la lampe. Les deux partis se dirigent à choisir un candidat dans les prochaines élections partielles.

A noter que la Cour constitutionnelle avait invalidé depuis les législatives d’octobre 2016 pas moins de 17 élections à la première Chambre.

Selon le bilan publié par la Cour pour marquer la fin de traitement des recours, 50 demandes d’annulation avaient été également rejetées. La même source a précisé qu’elle a procédé à la rectification des résultats du scrutin dans deux circonscriptions et au rejet de 4 demandes en annulation. Aussi, la Cour constitutionnelle avait souligné que le nombre de requêtes reçues par le secrétariat général du Conseil constitutionnel a atteint 136, dont 75 concernent les circonscriptions électorales locales sur un total de 92 et deux requêtes se rapportent à la circonscription électorale nationale. Il faut préciser enfin que la Cour avait commencé à exercer ses compétences constitutionnelles après son installation le 4 avril dernier.

Depuis cette date, elle s’est penchée sur le traitement des recours transférés par le Conseil constitutionnel conformément aux dispositions de l’article 177 de la Constitution et de l’article 49 de la loi organique relative à la Cour.

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