Élections : verdict des urnes le 7 septembre

Le gouvernement a finalement opté pour la date du 7 septembre pour l’organisation des élections législatives de 2007. L’exécutif a ainsi tranché pour l’une des deux dates retenues initialement lors des concertations ouvertes avec les partis politiques le 3 février dernier. L’autre date proposée par le ministère de l’Intérieur était le 6 juillet. Dans leurs réponses aux deux propositions du gouvernement, les formations politiques avaient fait valoir une série d’arguments pour défendre leur choix de l’une des deux dates même si la plupart optait pour celle du 7 septembre. Le choix initial de la Koutla se portait plutôt sur la date du 6 juillet. Les responsables de ce bloc ont indiqué que cela permettrait aux formations politiques de mener, à tête reposée, les concertations pour la constitution du gouvernement surtout que l’ouverture du Parlement intervient en octobre.
PJD, RNI et MP, eux, s’étaient déclarés pour la date du 7 septembre. Pour ces derniers, les élections ne devaient pas coïncider avec les départ en vacances au moment où, renchérit le parti islamiste, une bonne partie des étudiants risquerait d’être encore occupées par les examens oraux. L’argument de base de ces derniers partis est qu’il fallait encore disposer de plus de temps pour "expédier" les aspects législatifs devant régir le déroulement du prochain scrutin et notamment la révision exceptionnelle des listes électorales. «Il ne faut pas laisser un vide de trois mois entre les élections et l’ouverture du Parlement car cela pourrait renforcer le phénomène de la transhumance et fausser tout le jeu», déclarait à ALM Mohamed Fadili, secrétaire général-adjoint du MP, qui ajoutait que la session parlementaire du printemps ne sera clôturée que vers la fin du mois de juillet et qu’il faudra laisser assez de temps aux élus pour trancher au sujet de plusieurs lois d’extrême importance.
«La date du 7 septembre me paraît plus appropriée puisqu’elle aidera au moins à aboutir à cette mobilisation des électeurs recherchée et voulue par tout le monde», déclarait pour sa part Saâd Eddine El Othmani, secrétaire général du PJD.
Pour d’autres partis politiques, dont le PND, la date du 6 juillet était plus adéquate du moment que celle du 6 septembre intervient juste quelques jours avant le mois de Ramadan et qu’il fallait "laisser souffler les politiques" avant la rentrée.
Le ministère de l’Intérieur avait ouvert, début février, une nouvelle série de concertations avec les partis politiques (représentés au Parlement ou non) concernant la date des élections, le découpage électoral et la révision des listes électorales. Le gouvernement a fini par trancher, 20 jours après, ces trois aspects en adoptant deux décrets (découpage et révision).
Les élections de 2007 se dérouleront dans 95 circonscriptions dont quelques nouvelles au Nord (Fahs-Anjra) et à Casablanca (Médiouna et Nouaceur). Lors de ce scrutin, les électeurs devront élire 325 députés qui siègeront à la chambre des représentants et dont 30 sur une liste nationale dédiée, en principe, aux femmes.
Le scrutin se déroule à la proportionnelle et au plus fort reste. C’est ce qui fera que les élections seront assez "serrées" et notamment dans les circonscriptions ne comptant que deux sièges à pourvoir.
La Koutla, pour éviter le bras de fer PI-USFP de 2002 autour de la Primature, est en train de travailler à une sorte de charte d’honneur stipulant tout simplement que le Premier ministre sera issu du parti qui remporterait le plus de sièges. Ou la fameuse "méthodologie démocratique" chère au cœur des socialistes depuis que Driss Jettou a été appelé au gouvernail de l’exécutif.

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