Fathia Bennis : «Le taux de participation se situerait entre 50 et 60 %»

Fathia Bennis : «Le taux de participation se situerait
entre 50 et 60 %»

ALM : Comment évaluez-vous la campagne d’appel au vote menée par votre association ?
Fathia Bennis : Nous avons essayé de motiver les gens au maximum. Le plus important pour nous, c’est que les gens aillent le vendredi 7 septembre aux bureaux de vote. En fait, les élections de 2007 constitueront une étape importante dans l’ancrage des pratiques démocratiques dans la vie politique du Maroc. Nous ne le répéterons jamais assez : c’est en votant et en choisissant leurs représentants que les citoyennes et les citoyens influent sur le développement économique et social de leur pays. D’ailleurs, à 2007 Daba, nous n’avons ménagé aucun effort pour sensibiliser les citoyens à leur devoir de voter. Depuis la création de cette association, nous avons dépensé 11 millions de dirhams. Les comptes de 2007 Daba vont être audités et rendus publics. Pour mener à bien notre mission, nous avons sollicité l’aide de plusieurs partenaires et associations.

Comment les électeurs perçoivent-ils ce scrutin et à combien estimez-vous le taux de participation ?
Nous avons remarqué, d’abord, qu’il y a une confusion dans l’esprit de plusieurs personnes. Il y a des électeurs qui confondent entre les municipales et les législatives. Ainsi, il nous arrive de  découvrir que des citoyens demandent aux candidats de construire des infrastructures, aménager des voiries…Là, nous expliquons aux gens que les personnes qu’elles vont élire auront la mission de légiférer ! Nous leur expliquons aussi que le bilan du gouvernement débouche sur un bon bilan. Certes, il y a encore des secteurs qui vont mal, mais c’est le cas de plusieurs pays. Il ne faut pas être trop pessimiste.  Et pour ce qui est de l’estimation de la participation, nous espérons arriver à un taux de 60 %. On est ambitieux ! Mais, si nous arrivons à 50 %, ce serait bien. Vous savez, alors que nous menions une campagne d’appel au vote, un mouvement appelait, lui, au boycott des élections.

Comment procédez-vous pour convaincre les électeurs ?
En distribuant les tracts, nous expliquons aux citoyens pourquoi il faut aller voter. Il ne suffit pas de démontrer l’intérêt général de la chose, mais aussi l’intérêt individuel. Je rappelle dans ce sens que depuis sa création, l’association s’est assigné trois objectifs. Il s’agit de la revalorisation et de la réhabilitation de l’action politique en agissant pour l’implication des femmes et des jeunes dans l’action partisane. Il est aussi question d’œuvrer pour l’ouverture des partis politiques à de nouvelles élites économiques et intellectuelles.  Et enfin, le troisième objectif concerne la mobilisation des citoyennes et des citoyens à décider de leur avenir et du libre choix de leur représentant en votant.

Quel est votre pronostic pour la prochaine carte électorale ? 
Personnellement, je pense que les trois partis politiques qui auront le plus de sièges au Parlement sont l’Istiqlal, l’USFP et le PJD.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *