Gdeim Izik : L’examen du procès démarre aujourd’hui

Gdeim Izik : L’examen du procès démarre aujourd’hui

L’affaire a été reportée une première fois en décembre dernier par la justice

Le procès de l’affaire Gdeim Izik reprend aujourd’hui. Après un premier report, la Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel de Salé examine ce lundi l’affaire relative aux événements tragiques de Gdeim Izik qui se sont déroulés en 2010. Le procès est très suivi puisqu’il se déroule cette fois-ci devant une juridiction civile après avoir été déjà jugé devant la justice militaire. En effet, le tribunal militaire de Rabat avait condamné, le 17 février 2013, à différentes peines de prison ferme, les 25 personnes poursuivies après les avoir reconnues coupables dans cette affaire, notamment pour «constitution de bande criminelle», «violence à l’encontre des forces de l’ordre entraînant la mort avec préméditation et complicité».

Suite à une réforme de la justice militaire l’été 2015, un arrêt de la Cour de cassation a permis la réouverture du procès. Car en vertu de ladite réforme, les civils ne pourront plus être jugés par un tribunal militaire sauf en temps de guerre. Le renvoi du procès du procès devant une juridiction civile a été une aubaine pour les familles des victimes. Celles-ci ne pouvaient pas se constituer partie civile devant la justice militaire car les lois en vigueur ne le permettaient pas. Aujourd’hui, ces familles auront leur mot à dire dans le procès en civil. Pour rappel, les incidents de Gdeim Izik se sont déroulés en novembre 2010.

Les autorités sont intervenues pour le démantèlement du camp éponyme mais ils ont fait face à une violence inouïe de la part de bandes structurées et bien déterminées. Alors que le démantèlement du camp n’a fait aucune victime parmi les civils, le bilan a été très lourd du côté des éléments des forces de l’ordre. Ainsi, on ne dénombre pas moins de 11 morts dans les rangs des forces de l’ordre, dont un élément de la Protection civile.

Quelque 70 autres membres des services de sécurité avaient été blessés dans les mêmes événements tragiques. Les bandes criminelles qui semblent avoir reçu un entraînement paramilitaire ne s’étaient pas contentées d’assassiner les éléments des forces de l’ordre. Des vidéos montrent, en effet, comment des criminels ont pris un malin plaisir à mutiler les corps des morts. D’autres n’ont pas hésité à uriner sur les cadavres dans un comportement qui démontre la barbarie de ces criminels. Avec l’ouverture du procès, les familles des victimes espèrent que justice sera faite et que les coupables vont définitivement recevoir le châtiment qu’ils méritent dans cette affaire.

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