Halima Assali : «Le choix du mode de scrutin de liste est catastrophique»

Halima Assali : «Le choix du mode de scrutin de liste est catastrophique»

ALM : Quel est votre parcours politique ?
Halima Assali : Je suis militante au sein du parti du Mouvement populaire (MP) depuis 1970. Mais mon rapport avec ce parti remonte bien au-delà. En effet, toute ma famille a toujours été engagée dans les rangs du MP, notamment mes parents. Mon mari est également l’un des fondateurs du parti. Il était donc tout à fait naturel que je me sois impliquée dans le monde de la politique à travers ce même parti. Je me suis engagée dans le MP depuis l’âge de 17 ans. C’est vraiment une longue histoire d’engagement.

Comment avez-vous été choisie à la tête de la liste nationale ? Et quelles sont les chances de cette dernière ?
Ce n’est pas la première fois que je me porte candidate sur la liste nationale. Déjà en 2002, j’ai été placée à la seconde place sur la liste, derrière Guejmoula Bent Abbi. Mais cette fois-ci, je suis tête de liste, et c’est le bureau politique qui a appuyé ma candidature. Tous les membres du bureau ont en effet été unanimes quant à ma candidature à la tête de la liste nationale. Par ailleurs, toutes les femmes du parti ont largement appuyé ce choix. Aucune voix ne s’est élevée pour contester ma position de tête de liste. En ce qui concerne les chances de la liste nationale du MP, on espère avoir un minimum de six sièges.

Quelles sont les chances de votre parti en général lors de ces législatives ?
Nous sommes en fait très optimistes, même si nous sommes conscients que cette année, les élections législatives seront très difficiles. Le choix du mode de scrutin de liste est catastrophique. Nous revendiquons d’ailleurs, dans notre parti, de changer ce mode de scrutin. Nous envisageons même de boycotter les élections en 2012 si jamais le même mode est retenu. Nous sommes en effet très pénalisés dans les campagnes, en premier lieu à cause du mode de scrutin. Il est en effet tellement compliqué que les électeurs, surtout dans le monde rural, ont le trac une fois derrière les rideaux de vote. Nous menons d’ailleurs une large campagne de sensibilisation auprès des citoyens afin de les aider à maîtriser les procédés pour que leur vote soit valable.

Vers qui dirigez-vous votre campagne électorale ?
En ce qui me concerne, je travaille en étroite collaboration avec les gens qui me sont proches. Et, en tant que candidates de la liste nationale, nous nous sommes partagées les rôles. Je fais pour ma part beaucoup de terrain, en particulier dans les régions de Khénifra. Et comme je dirige deux Association, notamment l’Association des femmes de Khénifra et l’Association de la protection des enfants, je suis donc largement soutenue. Je compte en effet beaucoup de sympathisants dans le monde associatif. Je travaille par ailleurs énormément  avec les jeunes, que j’aide énormément. C’est le travail que j’effectue en continu dans la région qui m’est actuellement d’un grand renfort pour ma campagne électorale.

Que pensez-vous de la présence des femmes au Parlement ?
J’estime personnellement que c’est une présence très marquée. Les femmes parlementaires sont en effet sur tous les fronts, notamment dans les différentes  commissions parlementaires. Je regrette seulement que la présence féminine se limite actuellement à 10% alors qu’elle devrait être largement plus élevée. Je pense que les femmes travaillent plus et mieux que les hommes. Elles devraient ainsi être plus présentes en se portant de plus en plus candidates au niveau local.

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