Intervention de Chakib Benmoussa à l’ouverture des négociations

"Excellence, Monsieur l’Envoyé Personnel Honorables participants, Il m’est agréable, au nom de la délégation marocaine, de mettre en exergue l’espoir qui nous anime tous, alors que nous nous retrouvons aujourd’hui, par la grâce de Dieu, sous les auspices de l’ONU et à la faveur de notre volonté commune, pour débattre de la question de l’autonomie de la région du Sahara.
Nous renouons les liens avec une partie de nos frères sahraouis. Nous sommes les membres d’une même famille.
Même s’il arrive que leurs chemins divergent pour un moment, ils finiront naturellement par réintégrer le giron clément de la mère patrie, en fidélité aux valeurs sublimes de l’Islam, en réponse à la logique de l’histoire et de par la conviction de l’inéluctabilité de l’avenir commun.
Je tiens également à vous exprimer, ainsi qu’à Son Excellence Monsieur Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, les remerciements sincères du Royaume du Maroc pour les efforts déployés afin d’assurer la préparation et l’organisation de cette rencontre, dont l’importance ne réside pas seulement dans sa tenue formelle, mais elle tient surtout au fait que le Maroc la considère comme un point de départ fondateur d’une négociation sérieuse destinée à trouver une solution politique à la question du Sahara, conformément à la résolution judicieuse du Conseil de Sécurité N. 1754.
Nous nous réjouissons de cette opportunité que nous offre l’Initiative marocaine pour la négociation de l’autonomie de la région du Sahara, pour rencontrer des frères qui nous sont proches et pour œuvrer, de concert avec résolution, confiance et détermination, à l’édification d’un avenir prometteur pour notre région. Le peuple marocain, en particulier ses populations du Sahara, ainsi que l’ensemble des peuples du Maghreb, fondent de grands espoirs sur cette réunion importante.
C’est en étant animé de cette volonté constructive que le Royaume du Maroc a répondu, avec diligence et sans réticence aucune, à l’invitation du Secrétaire Général de l’ONU. En souscrivant à cette louable démarche, le Royaume témoigne de nouveau de sa bonne foi et de sa volonté inébranlable de collaborer avec l’ONU, ainsi qu’avec toutes les parties, pour parvenir à une solution politique consensuelle.
Nous nous félicitons également de la présence des deux pays voisins frères, l’Algérie et la Mauritanie. A l’adresse de l’Algérie sœur, qui abrite sur son territoire une partie de Sahraouis, nous réaffirmons qu’elle trouvera le Maroc particulièrement attentif à toutes ses propositions unificatrices et constructives, visant à soutenir un règlement définitif de ce différend et à mettre un terme à un problème humanitaire sur son territoire.
Nous attendons de l’Algérie s ur qu’elle use de tous ses moyens pour apporter une contribution positive aux efforts visant à régler ce différend artificiel.
Nous comptons aussi sur sa propension à privilégier la sagesse et la circonspection, et sur sa volonté de se hisser à la hauteur de ce moment historique, surtout quand on sait à quel point le grand peuple algérien serait heureux de renouer avec son frère le peuple marocain. Ainsi, nous entrerons tous dans l’histoire par la porte de l’unité et des liens de fraternité, de coopération et de bon voisinage, qui sont notre destin incontournable.
Nous tenons aussi à adresser l’expression de nos remerciements et de notre estime à la délégation mauritanienne, parce que la Mauritanie s ur s’est toujours attachée à rapprocher les points de vue. C’est dire à quel point nous nous réjouissons des liens fraternels séculaires qui nous unissent à son peuple et des relations de coopération, d’entente, de solidarité et de bon voisinage qui nous rassemblent depuis toujours.
Excellence, Monsieur l’Envoyé Personnel Honorables participants Nous assistons à cette réunion historique, animés de confiance, de détermination et de bonne foi pour dire : oui à la recherche d’une solution politique consensuelle qui constitue l’unique voie pour parvenir à un règlement réaliste et définitif de ce conflit, loin des vaines tentatives cherchant à ressusciter des propositions révolues, propositions qui, de l’avis du Conseil de sécurité et de l’ONU, des secrétaires généraux successifs de l’Organisation onusienne et de leurs représentants personnels, se sont avérées inapplicables et ne peuvent conduire qu’à un enlisement des négociations et, partant, à l’impasse.
En fait, et malgré les efforts louables et persistants qui ont été déployés, il n’a pas été possible aux Nations Unies de parvenir à une solution réaliste. Ce qui est encore plus grave et déplorable, c’est que l’ONU a constaté dans ses multiples résolutions que cette question était dans l’impasse. En effet, l’Organisation onusienne a conclu de manière claire et s’est déclarée convaincue que le plan de règlement de 1991 était inapplicable, et que l’Accord Cadre de 2001 et le Plan de Paix de 2003, étaient infructueux en raison des désaccords entre les parties.
Face à ce blocage qui risquait de persister indéfiniment au détriment de l’unité, de la stabilité et de la prospérité des peuples de la région, et répondant aux différents appels émanant de l’ONU et de nombreux pays frères et amis, le Maroc a décidé avec courage et à l’unanimité nationale, de proposer une autre voie de solution, en soumettant en avril dernier une "initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara ". C’est une proposition de compromis sur laquelle le Royaume fonde de grands espoirs et pour laquelle il a déployé d’énormes efforts.
Fidèle à sa réputation de pays responsable et pondéré, le Maroc a consenti, dans le souci de voir aboutir cette proposition, de grandes concessions et d’immenses sacrifices, dans le cadre d’une démarche civilisée typique des conciliations historiques audacieuses qu’il a est fier d’avoir réalisée. Ces conciliations, auxquelles la communauté internationale et les forces démocratiques ont rendu hommage, ont été couronnées par cette initiative qui traduit la volonté unanime des Marocains d’édifier un Maroc nouveau, démocratique et moderne.
Appréciant cette démarche, le Conseil de Sécurité s’est félicité dans sa résolution 1754 "des efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc pour aller de l’avant vers un règlement". Cette nouvelle dynamique enclenchée par l’initiative marocaine a incité le Conseil de Sécurité à demander aux parties d’entamer des négociations.
De surcroît, et pour corroborer cette orientation judicieuse, le Conseil de Sécurité ajoute dans sa résolution que ces négociations devraient "tenir compte des développements survenus ces derniers mois".
Mais quels sont ces développements ? Ils renvoient, selon le témoignage des puissances influentes et des différentes composantes de la communauté internationale, à l’initiative marocaine, qui a été présentée après un processus de préparation sérieuse et de consultations élargies et approfondies, menées aux niveaux local, national et international, de façon démocratique et selon une approche globale et intégrée qui, au-delà de la réconciliation entre les fils de la patrie originaires du Sahara, permettra de dégager une vision stratégique pour l’ensemble de la région.
L’heure de vérité a sonné, marquant la fin des tergiversations, des atermoiements, des crispations et des intransigeances, des man uvres et des interprétations tendancieuses. En effet, la résolution 1754 du Conseil de Sécurité qui constitue une rupture par rapport aux résolutions antérieures, tient lieu de nouvel et unique cadre de référence sur la base duquel la communauté internationale nous engage à négocier et à nous entendre pour en assurer la mise en uvre de bonne foi.
La résolution fixe clairement le cadre de ces négociations dont le fondement et le consensus et la finalité étant de parvenir à une solution politique consensuelle, équitable, définitive à même de permettre l’autodétermination.
Une solution politique : cela signifie d’écarter l’usage de la force et de la menace, le recours à la violence et à l’intimidation, sous toutes ses formes.
C’est ce à quoi le Maroc n’a jamais eu recours, même dans les moments les plus critiques et conflictuels, faisant montre, dans toutes ses positions, de sagesse, de circonspection et de solidité. Il est mû en cela par la conviction que tout différend pouvant altérer les relations fraternelles ne peut, en aucune manière, être réglé par la force.
En tout état de cause, le Maroc demeure fortement attaché aux conventions internationales, basé sur le règlement des différends par des moyens pacifiques. Aussi la solution politique – au sujet de laquelle nous sommes disposés à collaborer avec le Conseil de Sécurité – signifie-t-elle de dépasser et d’écarter les propositions de solutions antérieures, dont l’expérience a confirmé leur inefficacité, voire leur inapplicabilité. Une solution consensuelle veut dire qu’il n’y a pas lieu aux solutions individuelles, et c’est ce qui a amené le Maroc à proposer son initiative comme base, et non comme une finalité, de la négociation. L’entente sur une solution précède toute discussion à propos des détails.
Une solution équitable où il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, au lieu d’une solution maintenant la tension , une solution définitive irréversible qui nous permettra de nous pencher sur les véritables problèmes des générations montantes en termes d’unité, de démocratie et de développement , une solution qui garantit l’autodétermination dans sa forme moderne et sa saine expression qui préserve l’unité des Etats et l’inviolabilité de leurs territoires contre tout démembrement ou partition. Et c’est bien l’autonomie convenue. En effet, l’initiative et la résolution du Conseil de Sécurité qui s’en est suivie, ont constitué un tournant décisif fondé sur l’établissement de la vérité historique, le réalisme politique, et l’attachement à la légalité internationale.
Dans sa conception des négociations, le Royaume du Maroc est soucieux du sérieux et de la crédibilité qui lui sont reconnus par tous. Il œuvre, de bonne foi, et dans un esprit d’ouverture, pour assurer toutes les conditions de succès, affichant sa totale et positive disposition à trouver une solution à ce différend qui n’a que trop duré, s’inspirant, en cela, de l’esprit constructif qui a présidé à son initiative.
Excellence, Monsieur l’Envoyé Personnel Honorables participants, L’initiative marocaine n’est pas une proposition figée, immuable ou sacrée ne pouvant pas être discutée. Il s’agit plutôt d’une initiative ouverte, perfectible, susceptible d’être enrichie et complétée dans le cadre de la négociation consensuelle. Nous réitérons ainsi notre disposition à en discuter dans la mesure où elle constitue la base la plus appropriée pour une solution politique définitive, de juste milieu et historique . Il s’agit également d’une solution positive conforme à la légalité internationale et au principe de l’autodétermination, tel que défini par les résolutions de l’Assemblée Générale, et consacré par la pratique internationale.
Comme le recommande la résolution du Conseil de Sécurité, seul l’accord négocié traduira les modalités d’autodétermination. Telle qu’elle appliquée dans les régimes démocratiques, au regard du droit contemporain, et de par ainsi que les droits historiques et les liens sacrés existant entre le Maroc et son Sahara, l’autonomie constitue un instrument approprié pour l’exercice de ce droit, que le Maroc appelle de ses vœux.
Mieux encore, l’évolution démocratique que connaît le Royaume le qualifie pour une meilleure application de l’autonomie en tenant compte des spécificités du Maroc et de la région, et ce dans le cadre de la souveraineté du Royaume, de son unité nationale et de son intégrité territoriale qui n’est pas négociable, partant du fait que le Sahara, ses tribus et son territoire, constituent un des éléments fondamentaux constitutifs de l’identité marocaine unifiée, d’autant plus que le Maroc ne s’est jamais détaché de son Sahara à travers les âges.
C’est aussi une initiative qui satisfait totalement aux standards internationaux.
Ainsi, les larges compétences qu’elle attribue à la région du Sahara permettront à tous ceux qui en sont originaires et à ses habitants à l’édification de leur avenir dans le cadre d’un Maroc uni et solidaire. Elle s’inscrit en totale harmonie avec le projet de société du Maroc nouveau que conduit Sa Majesté le Roi Mohammed VI -que Dieu L’assiste-, le Maroc de la démocratie et des droits de l’Homme, de la modernité et du développement humain, un Maroc ouvert sur son environnement régional. La proposition marocaine garantit à tous les sahraouis, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire, une place préservant leur dignité et leur assurant une pleine citoyenneté.
Mieux encore, elle leur permet de jouer en toute liberté un rôle de premier plan dans les différents organes de la région autonome, en particulier, et dans l’ensemble des institutions et des structures de leur patrie, le Maroc.
Il s’agit, en outre, d’une initiative de paix, d’un appel à la réconciliation globale, au raffermissement des liens fraternels et au regroupement des familles et des tribus.
Le Maroc appelle à des actions concertées pour que les fauteurs de troubles et les véritables profiteurs des antagonismes, ne puissent plus s’intercaler entre les membres d’une même famille. Cette initiative offre également une précieuse opportunité pour mettre fin aux souffrances et à l’expatriation des populations durement éprouvées par les affres de la séparation et des privations.
A cet égard, le Maroc, à travers cette initiative, demeure disposé à accueillir ses fils à bras ouverts, réaffirmant toute sa disposition à réaliser une réconciliation historique entre les fils du Sahara, toutes sensibilités confondues. En effet, l’autonomie, objet du consensus, est de nature à leur permettre de prendre leur destin en main, à travers l’adoption d’un accord définitif, sanctionné par un referendum.
Excellence, Monsieur l’Envoyé Personnel Honorables participants, Plus de trente ans se sont écoulés, modifiant au passage le contexte national, régional et international. Le Maroc a, pour sa part, évolué à tous les niveaux. Le monde est sorti de la guerre froide, dont le présent différend constitue l’une des manifestations négatives. Il est désormais impératif de s’ouvrir sur le monde d’aujourd’hui et de s’atteler à relever les nouveaux défis qu’imposent les exigences de démocratie et de respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine, outre les impératifs du développement économique et social, de l’intégration maghrébine, de la stabilité et de la coopération sahéliennes et méditerranéennes, et de la sauvegarde de la paix et de la sécurité aux plans international et régional.
Fidèle à cette voie dans sa politique intérieure et extérieure, le Royaume du Maroc est parfaitement conscient de l’ampleur de ces défis et de ces enjeux et n’entend donc nullement se replier sur lui-même, ni enfermer la région dans une impasse porteuse de tous les périls. Bien au contraire, le Royaume est convaincu que l’ère des dogmatismes est révolue à tout jamais, depuis la chute du mur de Berlin. Il est persuadé que devant le rouleau compresseur de la globalisation, s’effondrent toutes les idéologies dont le caractère illusoire et utopique a été condamné sans appel par l’Histoire.
Tâchons donc de ne pas rater le rendez-vous, avec l’ère des groupements forts, de relever les défis de la démocratie et du développement et de faire face aux dangers terroristes qui pèsent sur le monde de l’après 11 septembre 2001. Le processus de négociation que nous entamons aujourd’hui nous met face à nos responsabilités vis-à-vis des générations futures qui interpellent toutes les bonnes consciences au sujet des interrogations suivantes: Veut-on laisser s’aggraver et empirer le drame humanitaire que vivent nos frères sahraouis dans les camps ? Assurément non ! Nous ne pouvons y consentir ! En revanche, nous voulons vous voir vivre dans votre patrie, jouissant pleinement de la liberté, de la dignité et de toutes les conditions de la citoyenneté pleine et entière.
Veut-on exacerber les tensions dans la région, et ouvrir ainsi la voie à la balkanisation, avec toutes les dérives et les risques de contagion qu’elle implique, et qui pourraient échauder tous les peuples et toutes les tribus de la région, en y semant discorde et zizanie ? Nous tenons, au contraire, à les prémunir contre les périls de démembrement et de l’instabilité, et à sceller leur unité en cette période où se forment de fortes coalitions.
Doit-on rester les bras croisés face à la montée des dangers du crime organisé et du terrorisme ou faut-il protéger nos pays contre ces fléaux qui n’ont ni patrie ni religion ? La sécurité et la stabilité du Maroc, de ses voisins et de toute la région, constituent un tout indivisible.
L’avenir est à la réconciliation, à la paix et à la coopération régionale qui ouvre la voie à l’édification de l’Union du Maghreb Arabe, avec ses cinq pays membres et ce, conformément à l’esprit et à la lettre du Traité de Marrakech portant création de l’UMA qui constitue pour le Royaume du Maroc un choix stratégique incontournable.
L’avenir dicte aussi le renforcement de la solidarité africaine et le raffermissement des liens établis avec les partenaires de la région. Nous avons conscience du chemin long et ardu à parcourir. Mais, nous sommes déterminés à aller résolument de l’avant pour le faire aboutir, animés d’un esprit constructif, de la volonté de suivre la voie de la sagesse et du discernement et d’adopter une démarche prospective tournée vers l’avenir. Nous ne nous laisserons pas découragés par les manœuvres, les intrigues et les provocations.
Notre attachement au Traité fondateur de Marrakech et à la fraternité est trop fort pour que nous cédions à ces provocations.
Le Maroc, sous la conduite de son Roi, Amir Al Mouminine, et grâce à l’unanimité de toutes ses composantes et de ses forces vives, est profondément convaincu que ces objectifs sont réalisables. La main tendue aujourd’hui à nos frères originaires des provinces du Sud du Royaume, ainsi qu’à nos voisins et à leurs peuples frères, est sincère et de bonne foi. Elle ne procède d’aucun calcul étriqué. Nous tendons la même main à nos frères algériens, qui -nous y comptons- saisissent à quel point les Marocains sont fortement attachés à leurs constantes et à leurs valeurs sacrées, avec au premier chef l’unité nationale du Royaume, son intégrité territoriale et sa souveraineté. A cet égard, nous sommes particulièrement soucieux de garder la main tendue en direction de nos frères, et ce quels que soient les écueils. Alors, engageons-nous à œuvrer de concert, main dans la main.
Aujourd’hui, le Royaume du Maroc entend prendre à témoin les Nations Unies et la communauté internationale sur son engagement solennel à s’investir, avec un esprit ouvert et de compromis, mais aussi avec une conviction inébranlable et autant de détermination, dans des négociations responsables pour parvenir à une solution politique consensuelle et définitive.
C’est là un gage de fidélité aux indéfectibles liens fraternels qui nous unissent, ainsi que de la marque d’une volonté d’adaptation à l’inéluctabilité d’une intégration à venir. Pour ce faire, le Maroc compte sur votre soutien et votre sagesse, Excellence Monsieur l’Envoyé Personnel, ainsi que sur la volonté sincère qui anime Son Excellence le Secrétaire Général des Nations Unies, le Conseil de Sécurité et les puissances internationales influentes. Il espère que toutes les parties saisiront cette occasion pour agir dans un esprit d’ouverture, de conciliation et de mansuétude, autant de valeurs fondamentales que prône notre religion musulmane.
Ce que nous visons en définitive, c’est de faire aboutir ce processus incontournable. Pour cela, nous sommes disposés à uvrer de concert avec les autres parties et à prendre toutes les initiatives et les décisions nécessaires afin d’assurer la mise en uvre de l’audacieuse initiative d’autonomie. Nous nous y emploierons avec un sens élevé du devoir et autant de fermeté, en ayant pleinement conscience des exigences du moment, et en faisant preuve du même sérieux et de la même crédibilité qui ont marqué l’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara marocain.
Je dis : la négociation, ensuite le compromis, et enfin l’accord politique.
Un accord définitif dans le cadre des Nations Unies, au sujet de l’autonomie élargie, et rien d’autre que l’autonomie qui prend en considération les spécificités locales et les constantes nationales, et qui répond aux standards internationaux en matière de démocratie, et à la légalité internationale dans son acception réelle, celle qui nous rassemble aujourd’hui.
C’est là une occasion historique qui focalise l’attention du monde sur nous.
Alors, soyons à la hauteur des attentes de nos peuples frères du Maghreb, de nos amis et de l’ensemble de la communauté internationale, mus en cela par la conviction profonde que nous nous devons d’être à la hauteur de la responsabilité historique qui est la nôtre."Seigneur, décide entre nous, car tu es le plus habile parmi ceux qui décident ". Véridique est la Parole de Dieu.

Wassalamou alaikoum warahmatullah wabarakatouh"

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