La CDT appelle à voter pour l’alliance de la gauche

La CDT appelle à voter pour l’alliance de la gauche

La CDT (Confédération démocratique du travail) a fait son choix. Dans un récent communiqué de son conseil national, qui s’est réuni dernièrement sous la présidence de Noubir Amaoui, la CDT a adressé un appel aux classes ouvrières les incitant à soutenir les démocrates et, en premier lieu, l’alliance de la gauche constituée par le PADS (Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste), le PSU (Parti socialiste unifié) et le CNI (Congrès national ittihadi).
Dans son appel, le conseil national de la CDT déclare que la conjoncture politique que traverse le pays nécessite l’engagement des classes ouvrières pour réussir le parti du changement démocratique.
Pour la centrale syndicale de Noubir Amaoui, l’implication et le rôle des classes ouvrières sont nécessaires pour barrer la route aux «lobbies financiers et politiques responsables de la corruption des élections et qui entravent le développement du Maroc».
La CDT poursuit que le Maroc et les Marocains disposent aujourd’hui d’une opportunité historique pour «rompre avec toutes les expériences et les pratiques électorales corrompues qui ont entravé le développement du Maroc». D’où l’appel la nécessité, selon la CDT, de «mobiliser tous les moyens pour faire face (…) aux barons de la fraude électorale qui contrarient la construction démocratique et les projets de réforme», mais qui «portent aussi atteinte à l’image du Maroc comme l’a affirmé Sa Majesté le Roi», déclare la CDT.
Le communiqué du conseil national de cette centrale syndicale appelle également ses représentations locales, régionales, ainsi que les syndicats qui y sont affiliés à s’engager de "manière forte et effective dans ce combat". L’alliance de la gauche est l’une des deux unions qui prennent part aux prochaines élections législatives. Plusieurs figures de proue des trois partis la constituant (PADS, PSU et CNI) conduisent des listes dans des circonscriptions "sensibles" du Royaume. C’est le cas de Mohamed Sassi, secrétaire général-adjoint du PSU, et de Ahmed Bendjelloun, secrétaire général du PADS, qui se présentent à Rabat-Océan. Mais aussi pour l’ex-bâtonnier Abderrahmane Benamrou qui est candidat à Rabat-Chellah. La liste nationale commune, elle, est dirigée par Nabila Mounib du PSU, secondée par Touriya Lahrech, une militante de premier plan de la CDT et membre de la direction du CNI.
Faisant figure de base électorale de l’USFP pendant des décennies, la CDT a pris "ses distances" avec le parti que dirige Mohamed Elyazghi et ce depuis le sixième congrès de mars-avril 2001. Depuis, la CDT dispose d’un "bras politique" qu’est le CNI dont la direction a d’abord été confiée à Abdelmajid Bouzoubaâ. Lors du dernier congrès du CNI, ce dernier a fini par claquer la porte et créer le Parti socialiste (PS).
Le 27 mai dernier, les trois partis avaient officialisé, à Rabat, leur alliance qu’ils avaient dénommée "Alliance de l’avant-garde, du Congrès et du PSU" avec la lettre comme symbole électoral accompagné du slogan "une lettre pour l’avenir". Parmi ces trois composantes, le PADS a rompu avec de longues décennies de boycott des élections.
Une décision motivée, expliquent les responsables de ce parti, par "l’évolution des conditions générales du pays".

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