L’appel royal à un dialogue direct avec l’Algérie salué au MEDays 2018

L’appel royal à un dialogue direct avec l’Algérie salué au MEDays 2018

Une perspective complémentaire aux engagements internationaux du Royaume, notamment sa demande d’adhésion à la CEDEAO

Parmi les recommandations émises lors de cette séance de clôture, la création d’un fonds régional pour le soutien des petites et moyennes entreprises (TPME) de l’Afrique de l’Ouest mis en place par la Banque d’investissement pour le développement de la CEDEAO.

Les travaux de la onzième édition du Forum MEDays ont pris fin, samedi 10 novembre, à Tanger, en faisant la part belle aux sujets prioritaires portant sur l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le partenariat Sud-Sud entre les trois continents, les relations Chine-Afrique et la nouvelle Route de la Soie, ou encore la migration et le leadership des femmes en Afrique et dans le monde arabe. Les participants ont salué l’initiative du Maroc pour la création d’un mécanisme bilatéral de dialogue entre le Maroc et l’Algérie afin de résoudre les problèmes qui continuent de nuire à la relation entre ces deux pays frères et à la coopération dans la région nord-ouest-africaine. «Cette initiative du Souverain marocain trace une perspective complémentaire aux engagements internationaux du Maroc, notamment sa demande d’adhésion à la CEDEAO, qui a reçu l’accord de principe des chefs d’Etat de la CEDEAO au Sommet de Monrovia», a-t-on poursuivi.

Concernant le processus de cette adhésion marocaine, les participants ont recommandé que la négociation prenne en compte les acquis de l’une et de l’autre partie, issus des accords avec les partenaires extérieurs, notamment ceux avec l’Union européenne. «A cet effet, l’adhésion du Maroc, qui dispose d’un statut avancé avec l’Union européenne, pourrait permettre que les pays de la CEDEAO et le Maroc organisent une convergence de leurs accords respectifs avec l’UE», a-t-on précisé.

Les participants ont convenu, d’un autre côté, de l’importance du travail de veille et de sensibilisation de la société civile concernant cette intégration régionale. «L’adhésion à la CEDEAO est une étape importante dans le processus d’intégration africaine du Maroc. A cet effet, elle devrait être une cause nationale incluant toutes les composantes de la société civile marocaine : ONG, associations, médias, universités…», a-t-on souligné.

Parmi les autres recommandations émises lors de cette séance de clôture, la création d’un fonds régional pour le soutien des petites et moyennes entreprises (TPME) de l’Afrique de l’Ouest mis en place par la Banque d’investissement pour le développement de la CEDEAO. Conscients de l’importance du rôle de l’Europe dans le dossier sécuritaire, les participants ont appelé les responsables européens à devenir un véritable acteur stratégique pour la paix et la sécurité en Méditerranée afin de contrebalancer l’unilatéralisme de l’administration américaine actuelle mais aussi le relatif désengagement des Etats-Unis dans la région. «La sécurité et la coopération dans la région ne sauraient être assurées dans le long terme sans une solution juste, équilibrée et mutuellement agréée pour deux Etats, un palestinien et un israélien vivant côte à côte dans les frontières de 1967, avec Al Qods comme capitale de la Palestine», a-t-on rappelé, tout en exprimant leur soutien à la vision exposée par «le président Mahmoud Abbas au Conseil de sécurité de l’ONU le 20 février 2018, selon laquelle la paix au Proche-Orient ne pourra aboutir que par le dialogue non violent, dans le respect du droit international».

Quant aux relations Chine-Afrique et la nouvelle Route de la Soie, les pays africains sont appelés à inventer un partenariat mutuellement bénéfique avec ce pays émergent. Il est de l’intérêt de l’Afrique «d’accueillir de plus en plus de productions industrielles avec le soutien des investisseurs chinois afin de renforcer son offre exportable de produits finis ou semi-finis à destination des pays développés ou des marchés émergents», a-t-on assuré. Les gouvernants africains sont appelés à être «plus exigeants dans leurs relations avec la Chine et d’assurer que les investissements chinois sur le continent soient en synergie avec leur modèle et stratégies de développement».

Il est à rappeler que ce forum a connu la présence de près de 150 intervenants -décideurs, universitaires, spécialistes de thématiques économiques et politiques- venus du monde entier, mais aussi des représentants de la société civile pour discuter des différents sujets et événements ayant bouleversé l’ordre mondial.

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