«Le Monde» accorde une tribune libre au ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri : «Le Maroc ne craint pas le changement»

«Le Monde» accorde une tribune libre au ministre des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri : «Le Maroc ne craint pas le changement»

«Le Maroc ne craint pas le changement». C’est en ces termes que Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a commenté les réformes intitiées par SM le Roi dans son discours du 9 mars. Dans une tribune libre, publiée jeudi 31 mars, dans le quotidien français Le Monde, intitulé «Au Maroc, le printemps arabe n’est pas nouveau», le chef de la diplomatie marocaine a indiqué que «le Maroc a des spécificités avérées et significatives». «Le Maroc indépendant a rejeté, de manière catégorique, le système de parti unique. A l’heure où d’autres courants traversaient, majoritairement le monde en développement, l’acquis précieux de la pluralité politique et de la diversité d’opinion a pu être réalisé, au bénéfice de l’ensemble du pays. Non sans difficultés au demeurant», lit-on dans cet article. «Au Maroc, la Monarchie millénaire, ciment de l’unité de la Nation et garant d’une forte identité aux sources plurielles, se distingue par son dynamisme réformateur, sa légitimité profonde, sa capacité d’écoute permanente, et sa faculté à identifier, pour mieux les combattre, les maux et les dysfonctionnements de la société», ajoute-t-il. «Le Maroc ne craint pas le changement. Bien au contraire, il a connu, en 1998, une alternance gouvernementale pacifique et paisible, dans le cadre de ses institutions et de ses traditions politiques. De plus, il s’est engagé, depuis plus d’une décennie, dans un vaste chantier de transformations majeures, d’ouverture politique considérable, de développement économique soutenu et de progrès social significatif», ajoute-t-il.  «Le Maroc ne craint pas, non plus, la réforme. Même la Constitution, libérale dès 1962, a été amendée à quatre reprises depuis lors. Ainsi, Mohammed VI a annoncé, le 9 mars, le lancement d’une réforme constitutionnelle large, audacieuse et avant-gardiste. Cette dernière ne sera pas uniquement limitée au processus de régionalisation avancée engagé par le Souverain dès novembre 2009, et qui comporte pourtant, à lui seul, des avancées majeures en termes de démocratie et de gouvernance locales», indique M. Fassi Fihri. Ainsi, ajoute le ministre, malgré l’ensemble des difficultés rencontrées, des hésitations marquées et des tâtonnements observés, le Maroc avance. «Il a emprunté un escalier qui le mène, progressivement, vers la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit. Il lui arrive de s’attarder sur une même marche. Mais il lui arrive, aussi, de grimper des marches trois par trois. L’essentiel est qu’il s’élève toujours vers le haut, vers le meilleur, dans la sérénité, la continuité et l’engagement», explique-t-il. Et d’ajouter que «le modèle marocain, au même titre que les expériences turque et indonésienne, confirme que l’Islam est parfaitement compatible avec la démocratie, les droits de l’Homme et les libertés. Il est la preuve concrète et tangible que l’évolution est possible sans effusion de sang, sans rupture, sans chaos, dans un cadre structuré et pacifique, qui prend régulièrement en compte les attentes, les aspirations et les préoccupations de tous les citoyens, sans exception».

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