Le PJD : «L’opposition instrumentalise le 8 mars»

Le PJD : «L’opposition instrumentalise le 8 mars»

Le compte à rebours commence pour la marche nationale prévue le 8 mars. Si les associations féministes et l’opposition veulent faire de cette manifestation une occasion pour relancer le débat sur la situation de la femme, le Parti de la justice et du développement (PJD) se dit inquiet «par une tentative de récupération politique de l’événement».

Le président du groupe parlementaire du PJD à la première Chambre parlementaire, Abdellah Bouanou laisse ainsi entendre que l’opposition cherche à instrumentaliser la marche de ce dimanche organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la femme. «La marche de l’opposition dimanche s’inscrit dans le cadre des échauffements de ces partis pour les prochaines échéances électorales.

Il s’agit en fait d’une tentative d’instrumentalisation d’une cause importante et vitale comme celle de la femme à des fins politiciennes», déclare le numéro un de la première force parlementaire chez les représentants. Et de poursuivre: «Nous n’allons pas nous laisser entraîner dans un clivage et j’invite tous les concernés à remonter un peu dans le passé, précisément le 12 mars 2000 avec la manifestation de Casablanca qui a constitué une réponse claire de la société marocaine concernant toutes les questions relatives à la question de la femme».

Pour rappel, l’année 2000 a été marquée par deux grandes manifestations qui avaient alors divisé la rue. La première avait été organisée à Rabat en soutien à la Charte d’intégration de la femme portée et défendue par l’ancien ministre dans le gouvernement Youssoufi, Said Saâdi. La seconde qui avait eu lieu à Casablanca le jour même, avait comme objectif de rejeter la Charte d’intégration.

A noter enfin que l’appel à l’organisation d’une marche nationale le 8 mars avait été lancé par le Collectif pour l’égalité et la démocratie. La manifestation connaîtra la participation du mouvement féministe marocain. Les principales forces de l’opposition parlementaire prennent part également, à l’événement. Il s’agit, notamment du parti de l’Istiqlal, du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) ainsi que le Parti authenticité et modernité (PAM). Des membres de ces trois partis politiques figurent également dans le comité d’organisation.

A l’issue d’une conférence de presse organisée mardi dernier à Casablanca, le Collectif avait appelé toutes les forces civiles, syndicales et politiques à adhérer pleinement à cette initiative nationale. Pour les membres du Collectif, l’initiative vient notamment en protestation contre «les régressions accusées au niveau de nombreuses questions et à leur tête la démocratie participative et les droits de l’Homme dans leur volet relatif aux femmes».

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