Le PPS dresse son bilan gouvernemental : Les camarades, fiers et sincères

Le PPS dresse son bilan gouvernemental : Les camarades, fiers et sincères

La présentation, lundi à Skhirat, du bilan du Parti du progrès et du socialisme (PPS) était non seulement un moment de fierté de par les réalisations de celui-ci mais aussi d’aveu des écueils ayant marqué le mandat des ministres l’ayant représenté dans le gouvernement. «Nous nous sommes engagés dans les réformes. Nous avons pu aborder des dossiers auxquels ceux qui nous ont précédés n’ont pu faire face bien que nous ayons fait partie de ces gouvernements», avance Mohamed Nabil Benabdellah en rappelant les réalisations des ministres relevant du PPS dans le gouvernement.

Le feeling de Nabil Benabdellah

«Notre parti est content de ce que nous avons réalisé», enchaîne le secrétaire général du parti du livre en s’adressant aux sympathisants de cette formation et en laissant voir des larmes aux yeux. M. Benabdellah ne manque pas également de caresser l’espoir que sa formation politique a répondu aux attentes des citoyens. «Nous nous excusons pour nos échecs», enchaîne le secrétaire général du PPS en s’exprimant sur «la volonté de poursuivre cette expérience gouvernementale». M. Benabdellah ne manque pas aussi de saluer les efforts voire la patience d’Abdel-Ilah Benkiran, chef de gouvernement et secrétaire général du Parti de la justice et du développement. «Ensemble, mon frère et camarade, nous allons poursuivre les réformes», s’adresse le secrétaire général du parti du livre à celui du PJD avant de céder la parole aux autres ministres du PPS.

Une pensée pour les inspecteurs du travail

Abdelouahed Souhail, ex-ministre du travail et de la formation professionnelle, également de la partie, met qui était à son tour l’accent sur les écueils marquant le secteur de l’emploi. «Il faudrait revoir le volet des inspecteurs du travail», poursuit M. Souhail en rappelant par l’occasion que l’Office de la formation professionnelle lui tient à cœur. «Des sommes d’argent énormes ne sont pas destinées à la formation continue», ajoute-t-il. Pour sa part, Abdesslam Seddiki affiche un air humble. «Nous ne sommes pas satisfaits de ce que nous avons réalisé. Nos ambitions sont plus grandes», enchaîne-t-il en rappelant que les négociations avec les patrons autour de l’intégration des soins bucco-dentaires au panier des soins n’étaient pas faciles.

Les RH et les disparités dans la santé

A son tour, El Houssaine Louardi, ministre de la santé et membre du PPS, ne manque pas d’afficher un air humble doublé de sincérité. «Le secteur de la santé connaît des dysfonctionnements, des écueils et des problèmes structurels profonds», indique-t-il en qualifiant le bilan de son département d’«humble». A propos de ces écueils, le Pr. Louardi précise : «Nous ne nous sommes pas penchés sur la promotion du secteur de la santé dans le milieu rural, ainsi que sur les RH pour améliorer leurs conditions matérielles et de travail».

Benkiran et les autres

Abdel-Ilah Benkiran loue également les réalisations des ministres du PPS. «Quand nous avons commencé à travailler ensemble, il s’est avéré que nous étions d’accord sur un certain nombre de dossiers. Nous avons traité avec les ministres du PPS avec respect», indique le chef de gouvernement en rappelant l’émergence de divergences autour de certains dossiers. «Mais elles ne sont pas énormes», tempère M. Benkiran.

«C’est ce qui a fait notre union et a fait que nous servons le pays avec sérieux», enchaîne-t-il. Quant à Mohamed Amine Sbihi, il caresse l’espoir que le secteur de la culture «bénéficie d’une stratégie nationale pour faire de la culture un mécanisme de développement durable».

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