Le projet de loi organique des régions chez les députés: Cette fois sera-t-elle la bonne ?

Le projet de loi organique des régions  chez les députés: Cette fois sera-t-elle la bonne ?

Les députés vont finalement examiner ce mercredi le projet de loi organique des régions. Après un premier report suite au retrait de l’opposition, la commission parlementaire de l’Intérieur, des collectivités locales, de l’habitat et de la politique de la ville a programmé aujourd’hui l’examen dudit projet, l’un des textes essentiels pour les prochaines échéances électorales prévues en septembre prochain.

L’examen du nouveau texte cumule les retards. Adopté en Conseil de gouvernement puis en Conseil des ministres il y a quelques mois déjà, le projet sera présenté devant les parlementaires pour la première fois. Si l’opposition avait fini par claquer la porte, c’était en guise de protestation selon les présidents des groupes parlementaires de l’opposition qui avaient organisé une conférence de presse pour expliquer leur retrait.

En gros, le parti de l’Istiqlal (PI), le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et l’Union constitutionnelle (UC) ont justifié leur décision par une volonté de protester contre la démarche adoptée par le gouvernement pour l’élaboration des projets de lois électorales, notamment le projet de loi organique des régions. Avec la reprise des travaux de la commission parlementaire de l’Intérieur, il semble que les contacts noués par le gouvernement avec l’opposition ces derniers jours ont porté leurs fruits. Le ministre de l’intérieur a, en effet, rencontré les chefs des partis de l’opposition.

A l’issue de la réunion, Hassad avait réitéré «sa forte détermination et son attachement à assurer toutes les garanties juridiques, administratives et matérielles pour faire réussir les prochaines échéances, conformément aux attentes de SM le Roi Mohammed VI, consolidant ainsi les acquis réalisés par le Maroc en matière de transparence de l’opération électorale et consacrant la crédibilité des instances élues».

Cependant, le ministre avait profité de l’occasion pour réaffirmer que la supervision des prochaines échéances électorales sera totalement assurée par l’autorité gouvernementale conformément au contenu du communiqué du Cabinet royal publié en octobre 2014. Pour rappel, Hassad préside avec le ministre de la justice et des libertés la commission centrale de supervision des élections.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *