Législatif / Parlement : Vers une session blanche ?

Législatif / Parlement : Vers une session blanche ?

Ce temps perdu ne sera probablement jamais rattrapé même en cas de convocation d’une session parlementaire extraordinaire. C’est encore plus vrai pour la deuxième Chambre parlementaire qui devra attendre le dénouement de la crise politique.

Cette législature restera à jamais dans les annales de l’histoire parlementaire. Et pour cause. La session parlementaire ouverte en octobre dernier sera probablement la première session blanche de l’histoire du pays.

Si l’ouverture du Parlement a lieu, selon la Constitution, la deuxième semaine du mois d’octobre, la clôture intervient, quant à elle, le plus souvent le 8 février. A deux semaines de cette date, le Parlement fermera ses portes avec zéro loi adoptée et aucune séance hebdomadaire de questions orales. Traditionnellement, la session parlementaire d’octobre est consacrée principalement à l’examen et au vote du projet de loi de Finances du pays. Ce texte attendra dans le meilleur des scénarios la session du printemps prévue en avril prochain. En effet, le projet de loi de Finances 2017, déposé par le gouvernement sortant en octobre dernier, devra être fortement remanié. Une loi rectificative sera sans nul doute proposée par le prochain gouvernement qui se fait encore attendre. L’adoption du projet de loi concernant l’acte constitutif de l’Union Africaine (UA) viendra embellir la noirceur de ce tableau.

Tous les partis politiques sont en effet d’accord pour adopter ce texte qui permettra au Royaume de retrouver sa place dans le concert des pays africains. Autant dire que ce projet de loi, déjà adopté en Conseil des ministres, doit passer sans difficultés dans les deux Chambres parlementaires. L’adoption de ce projet est en effet  annoncée pour le vendredi prochain à la Chambre des représentants. Il faut préciser que la session blanche sera valable également pour la Chambre des conseillers. Celle-ci a également été affectée par la situation de blocage au niveau du gouvernement. Ce temps perdu ne sera probablement jamais rattrapé même en cas de convocation d’une session parlementaire extraordinaire. C’est encore plus vrai pour la deuxième Chambre parlementaire qui devra attendre le dénouement de la crise politique actuelle avant de reprendre du service avec sa grande sœur, la Chambre des représentants.

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