Législatives 2016 : Les infractions électorales en baisse

Législatives 2016 : Les infractions électorales en baisse

Le ministère de l’intérieur dresse un premier bilan avec l’organisation de 9.100 meetings durant les 10 premiers jours de la campagne

Les infractions recensées depuis le démarrage de la campagne électorale ne dépassent guère les 110 cas dans l’ensemble. Un chiffre en nette baisse puisque les infractions recensées en 2011 ont atteint 490 cas.

Plus d’un demi-million de personnes ont pris part aux meetings électoraux. C’est ce qui ressort des statistiques publiées par le ministère de l’intérieur concernant les 10 premiers jours de la campagne électorale. Ainsi, les 9.100 manifestations partisanes organisées durant cette période ont attiré 540.000 participants, soit le double du nombre constaté des élections législatives anticipées du 25 novembre 2011. Ces données ont été dévoilées par le ministère de l’intérieur lors de la dernière réunion de la Commission gouvernementale de suivi des élections tenue mardi dernier avec les leaders des partis politiques. Mohamed Hassad a, en effet, présenté un exposé sur le déroulement de la campagne électorale. Pour le ministre, «cette campagne se déroule dans des conditions marquées par la mobilisation et la participation effective des citoyens». Mais l’information principale concerne la baisse des infractions électorales. Selon la même source, les infractions recensées depuis le démarrage de la campagne électorale ne dépassent guère les 110 cas dans l’ensemble.

Un chiffre en nette baisse puisque les infractions recensées en 2011 ont atteint 490 cas alors qu’elles se sont chiffrées à 1.240 lors des élections communales et régionales de 2015. Le ministère est revenu au cours de la même rencontre sur les allégations d’irrégularités commises par des agents et auxiliaires d’autorité, précisant qu’aucune violation de la loi par les parties concernées n’a été relevée jusqu’à présent, rappelant à cet égard les mesures préventives prises par le ministère dans ce sens. Il faut préciser que la réunion de la Commission gouvernementale de suivi des élections a connu la participation du ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid. Ce dernier a fourni plus de détails sur les plaintes présentées aux parquets généraux à l’occasion de la campagne électorale. M. Ramid a expliqué dans ce sens que le nombre total des plaintes précitées a atteint 77, dont 51 ont été classées et 20 sont en cours d’instruction. Le ministère a également pris la décision d’engager des poursuites dans 6 plaintes.

Par ailleurs, les leaders ainsi que les représentants des partis politiques ont présenté au cours de cette rencontre des propositions relatives à la réglementation du déroulement de l’opération électorale. D’autres propositions ont porté sur la formation des bureaux de vote, à la nomination des représentants des listes électorales locales et nationales ainsi qu’à la nomination des personnes dont les noms ont été proposés par les candidats des partis politiques pour participer à l’opération de dépouillement. Le comptage des votes et la remise instantanée des procès aux représentants des candidats conformément à la loi ont également été abordés par les participants. Selon un communiqué du ministère de l’intérieur, la Commission gouvernementale de suivi des élections a répondu favorablement à toutes les propositions des partis politiques. Il faut préciser enfin que ladite réunion a été tenue à la demande des secrétaires généraux de certains partis politiques. En plus de l’Intérieur et de la Justice et des libertés, la rencontre a connu la présence du ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, Charki Draiss.

Les élections en chiffres

hassad-charki-draiss-elections-marocPas moins de 15,7 millions de personnes inscrites sur les listes électorales sont appelées demain aux urnes dans le cadre des législatives. Il faut préciser que 55% de ces inscrits sont des hommes et 45% des femmes. Au cours du scrutin de ce vendredi, quelque 395 sièges sont en jeu.

Il faut préciser cependant que 305 sièges seront répartis sur 92 circonscriptions locales alors que les 90 sièges restants sont ceux de la liste nationale de femmes (60 sièges) et de jeunes de moins de 40 ans (30 sièges).

Par ailleurs, le nombre des listes des  candidats pour ces élections atteint les 1.410 listes, soit un total de 6.992 candidats. Seules trois formations politiques ont pu couvrir l’ensemble des circonscriptions locales. Il s’agit notamment du Parti de la justice et du développement (PJD), le Parti authenticité et modernité (PAM) et le parti de l’Istiqlal (PI). D’autres partis politiques ont couvert la majorité des circonscriptions. C’est le cas pour l’Union socialiste des forces populaires (91 listes), le Parti du progrès et du socialisme et la Fédération de la gauche démocratique (90 listes), le Rassemblement national des indépendants (84 listes), le Mouvement populaire (78) et l’Union constitutionnelle (72).

Une commission gouvernementale

commission-gouvernementale-elections-marocLa Commission gouvernementale de suivi des élections est présidée par le ministre de l’intérieur Mohamed Hassad ainsi que le ministre de la justice et des libertés Mustapha Ramid.

La commission qui a été formée avant les élections communales et régionales de 2015, devra assurer le suivi des élections législatives qui auront lieu demain, vendredi 7 octobre. Plusieurs réunions ont déjà été tenues entre la présidence de la commission gouvernementales et les représentants des partis politiques.

Les débats ont porté dans un premier temps sur les lois électorales. Pour rappel, il a été convenu de baisser le seuil de représentativité à 3% seulement contre 6% pour les élections précédentes. Il faut préciser enfin que les élections législatives seront les deuxièmes depuis l’adoption de la Constitution de 2011. Le scrutin de ce vendredi doit déboucher sur une nouvelle majorité parlementaire et gouvernementale pour les cinq prochaines années.

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