Législatives : Le compte à rebours a commencé

Législatives : Le compte  à rebours a commencé

Le chef de gouvernement consulte les chefs des partis politiques

Le gouvernement vient de lancer les concertations avec les partis politiques au sujet des prochaines élections. En effet, le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, a rencontré les secrétaires généraux des partis politiques représentés au Parlement. Entouré du ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad, et du ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, ainsi que le ministre délégué à l’Intérieur, Charki Draiss, le chef de l’Exécutif a eu trois réunions avec les représentants des différentes formations politiques du pays.

La première réunion s’est déroulée mardi dans la matinée avec les responsables des formations disposant de groupes parlementaires dans l’institution législative, en l’occurrence le Parti de la justice et du développement, le parti de l’Istiqlal, le Rassemblement national des indépendants, le Parti authenticité et modernité, le Mouvement populaire, l’Union constitutionnelle et le Parti du progrès et du socialisme. Selon Benkirane, ce sont les partis politiques qui ont demandé à être reçus séparément par le gouvernement. La deuxième réunion a eu lieu mardi dans l’après- midi en présence des autres partis politiques représentés au Parlement.

La troisième réunion a eu lieu, quant à elle, hier, mercredi, avec la participation des autres formations politiques nationales. «La consultation est une tradition dans notre pays. Elle a lieu aujourd’hui sous la supervision du chef de gouvernement avec l’assistance du ministre de l’intérieur et celui de la justice. Les deux ministres seront chargés bien évidemment de suivre toutes les procédures opérationnelles et techniques en concertation avec les partis politiques», a déclaré Benkirane à l’ouverture de sa première réunion avec les représentants des formations politiques.

Et de poursuivre: «Le gouvernement a décidé de recevoir les partis politiques séparément pour plusieurs raisons, notamment pour ouvrir la voie devant un dialogue raisonable et proportionné». Les consultations gouvernementales doivent porter notamment sur la révision des textes juridiques encadrant les prochaines échéances électorales.

Après les premiers contacts voilà que les premières divergences apparaissent entre les différents partis politiques. Le principal point de discorde concerne le seuil de représentativité fixé depuis 2011 à 6%. D’une manière générale, les partis sont divisés entre deux camps. Le premier regroupe le PJD et le parti de l’Istiqlal qui sont pour une hausse du seuil pour atteindre les 8 voire les 10%. Le deuxième camp est celui de l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme qui militent pour une baisse du seuil de représentativité à 3% seulement.

Le but étant de permettre à un maximum de partis politiques d’entrer au Parlement. C’est l’une des rares fois où le PJD se heurte à son allié le PPS, resté fidèle durant tout le mandat.

Il faut dire qu’avec un seuil de plus de 6%, le parti du livre risque de disparaître de la carte parlementaire. Reste à savoir si les consultations en cours permettront aux partis de trouver un consensus autour de cette question épineuse.

Les listes électorales arrêtées fin mars

Le ministère de l’intérieur a fait savoir que les listes électorales générales des communes et arrondissements du Royaume au titre de 2016 vont être arrêtées par les commissions administratives le 31 mars prochain. Le ministère a précisé que le tableau rectificatif final des listes électorales est mis à la disposition du public du 15 au 22 février.

«Dans le cadre de la révision annuelle des listes électorales générales au titre de 2016, le ministre de l’intérieur porte à la connaissance des citoyennes et citoyens que les commissions administratives ont tenu, du 10 au 14 février 2016 sous la présidence des magistrats, leurs réunions au niveau des différents communes et arrondissements du Royaume, pour examiner les demandes d’inscription et de plaintes qui leur ont été soumises», fait savoir le ministère.

Et de poursuivre: «Les décisions desdites commissions ont été introduites dans un tableau rectificatif final déposé auprès de chaque commune ou arrondissement, dans les bureaux de l’autorité administrative locale et des services de la commune ou de l’arrondissement, et mis à la disposition du public pendant huit jours du 15 au 22 février».

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