Législatives : Les grands absents et les revenants

Législatives : Les grands absents et les revenants

Les prochaines législatives seront marquées par l’absence de figures politiques qui ont à leur actif plusieurs mandats de députés. Dans les registres des absences, certains poids lourds de la scène politique et partisane manqueront à l’appel lors des législatives à commencer par les chefs de plusieurs partis politiques. Il s’agit notamment de Hamid Chabat, secrétaire général du parti de l’Istiqlal (opposition). L’homme qui a connu une ascension fulgurante dans les différentes instances du parti de la balance ces dernières années ne sera pas candidat pour la première Chambre parlementaire.

Député pour le compte de l’Istiqlal depuis 1997, l’entourage de Chabat affirme qu’il préfère plutôt se consacrer aux affaires du parti qu’il dirige depuis septembre 2012. Cela dit, d’autres raisons sont invoquées par des observateurs concernant cette abstention. Il n’est un secret pour personne que le numéro un du parti de la balance trouve des difficultés dans son fief électoral à Fès où il a subi un double affront en 2015 en perdant son siège de maire dans les communales face à un candidat novice se présentant pour la première fois aux élections qui plus est, défendait les couleurs de son ennemi politique numéro un à l’époque, un certain Idriss El Azami Al Idrissi, ministre du budget. Une autre figure politique sera absente lors des prochaines élections. Il s’agit de Salaheddine Mezouar, président du Rassemblement national des indépendants (majorité). M. Mezouar préfère, lui aussi, se consacrer aux affaires de son parti mais également et surtout se concentrer sur la COP22 qui sera organisée en novembre prochain à Marrakech et dont il assure la présidence.

Pour rappel, l’actuel ministre des affaires étrangères et de la coopération a été élu pour la première fois au Parlement en 2011 dans sa ville natale, Meknès. Une autre figure de la majorité ne sera pas au rendez-vous des législatives pour la première fois. Le secrétaire général du Mouvement populaire, Mohand Laenser, n’a pas vraiment le choix contrairement aux autres responsables politiques. En occupant la présidence de la région de Fès-Meknès, M. Laenser, député parlementaire depuis 1993 dans la circonscription de Boulmane, savait qu’il lui serait impossible de se présenter de nouveau aux législatives, la loi interdisant le cumul de la présidence d’une région et un mandat de député. Il faut dire aussi que le secrétaire général du parti de l’épi pense déjà à sa retraite politique puisqu’il ne se présentera pas pour un nouveau mandat à la tête de son parti lors du prochain congrès en 2018. Une autre absence de taille est également confirmée.

Il s’agit en l’occurrence du premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (opposition). Driss Lachgar ne sera pas candidat à Rabat Océan, la circonscription où il a été plusieurs fois élu parlementaire. Si M. Lachgar affirme vouloir se consacrer pleinement au parti, le numéro un du parti de la rose avait été en difficultés dans le passé dans sa circonscription. Il avait, dans ce sens, échoué à se faire élire, en 2007 créant la surprise générale. Enfin, une autre absence est attendue. Celle de Abdelaziz Aftati, le parlementaire controversé du Parti de la justice et du développement à Oujda depuis 2002. Ce dernier était au centre de plusieurs polémiques ces dernières années agaçant surtout la direction de son parti. On le dit très en froid avec le secrétaire général du parti de la lampe, Abdel-Ilah Benkiran, qui avait d’ailleurs annoncé, il y a des mois dans un entretien, que le député d’Oujda ne sera pas candidat lors des prochaines élections. Bien que Aftati ait contesté cette décision à ce moment, il annoncera finalement sa retraite «électorale» quelque temps après.

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