Législatives partielles : Le PAM justifie son absence à Tétouan

Législatives partielles : Le PAM justifie son absence à Tétouan

Le candidat PJD sera opposé dans cette circonscription à une candidate de la FGD

Le candidat du parti de la lampe garde toutes ses chances en vue d’une réélection puisque la région est considérée comme un fief du parti au niveau national.

Le compte à rebours commence pour les élections législatives partielles dans la circonscription de Tétouan. L’élection du député maire de la ville blanche, Mohamed Idaomar, avait été invalidée il y a quelques mois suite à un recours déposé contre lui l’accusant d’utiliser des véhicules publics dans sa campagne électorale en 2016. Le Pjdiste ne renonce pas pour autant. Le maire de la ville de Tétouan sera ainsi de nouveau candidat du parti de la lampe lors des élections partielles prévues la semaine prochaine. Il sera opposé à une candidate de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), Fatima Alouamghari en l’occurrence.

Mais c’est l’absence d’un candidat du Parti authenticité et modernité (PAM) qui a suscité moult réactions ces derniers jours. Dès la fin du délai pour le dépôt des candidatures pour les élections partielles, ayant expiré quelques jours avant l’Aïd, les interrogations ont commencé à fuser. De quoi pousser le PAM (opposition) à publier un communiqué officiel pour expliquer la situation. Selon la direction régionale, le parti n’a pas présenté de candidat dans cette circonscription car il «a préféré se concentrer sur le renouvellement du bureau de la commune de Martil ainsi que le conseil préfectoral de la ville de M’diq». Dans le même communiqué, les responsables ont appelé l’ensemble de leurs électeurs dans la région à choisir entre deux options. La première consiste, selon la direction du parti, à voter pour la candidate de la FGD qui fait office de candidate de l’opposition parlementaire. La deuxième option est celle de l’abstention.

Il faut dire que ces élections partielles ne présentent pas un très grand enjeu politique pour les différents partis politiques. Le PJD avait obtenu lors des élections législatives d’octobre 2016 la première place avec 125 sièges à la Chambre des représentants. La FGD dispose aujourd’hui, quant à elle, de deux sièges. Reste à connaître si les explications de la direction du PAM ont convaincu l’opinion publique locale et nationale. Des doutes avaient fait surface sur les vraies raisons ayant poussé le leader de l’opposition parlementaire à ne pas présenter des candidats lors des élections sachant que le maire de Tétouan, le Pjdiste Mohamed Idaomar, avait défendu une collaboration avec le PAM au lendemain des élections communales et régionales de 2015.

S’agissant des pronostics, le candidat du parti de la lampe garde toutes ses chances en vue d’une réélection puisque la région est considérée comme un fief du parti au niveau national. D’ailleurs, le maire de la ville a déjà effectué plusieurs mandats en tant que député. La candidate de la FGD est considérée comme l’outsider dans ces élections partielles. Une victoire de celle-ci va non seulement déjouer touts les pronostics mais elle fera également l’effet d’une grande surprise dans les milieux politique et partisan. Il faut rappeler que d’autres élections partielles sont également prévues pour remplir des sièges vacants à la première Chambre parlementaire. Un scrutin doit avoir lieu également dans la circonscription de Settat pour élire un nouveau député en remplacement de Abdelatif Merdass, assassiné en mars dernier.

Trois candidats représentant les partis du PJD, du PAM et celui de l’Istiqlal (PI), briguent le siège de cette circonscription. Un autre scrutin est également prévu dans la ville d’Agadir. La ville d’Oujda doit également connaître l’organisation d’élections partielles puisque la Cour constitutionnelle vient d’invalider l’élection de deux députés du PAM il y a quelques jours.

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