Les députés se la jouent «british»

Les députés se la jouent «british»

C’est probablement à la mode. Après les appels pour plus de langue anglaise dans l’enseignement, la Chambre des représentants veut aussi se la jouer british.

En effet, les députés s’apprêtent à revoir leur règlement intérieur pour la troisième fois. Pour ce faire, la première Chambre parlementaire s’inspirera du règlement intérieur de la «House of Commons» ou Chambre des communes, la Chambre basse du Parlement du Royaume-Uni.

Majorité et opposition semblent être impressionnées par le modèle anglo-saxon. «Je pense qu’il est temps de mettre à profit la visite d’une délégation parlementaire marocaine à l’institution législative du Royaume-Uni. Nous avons identifié plusieurs bonnes pratiques britanniques qui pourraient améliorer le rendement et la bonne marche de notre appareil législatif», affirme Abdellah Bouano, président du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD, majorité) à la première Chambre parlementaire.

Même son de cloche chez Milouda Hazib, présidente du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM, opposition) chez les Représentants. «Nous avons eu l’occasion d’assister à la séance de questionnement du Premier ministre anglais au Parlement. La méthode et les échanges entre parlementaires et Premier ministre nous permettraient au sein du Parlement marocain d’améliorer le déroulement de la séance mensuelle de questionnement sur la politique générale», explique-t-elle.

Failles

Le règlement intérieur des Représentants sera donc amendé en raison de la forte impression qu’a laissé la Chambre des communes sur nos députés, mais pas seulement. La mise en œuvre du règlement intérieur actuel de la Chambre des représentants a révélé, selon plusieurs sources parlementaires, plusieurs failles. «La refonte totale du règlement demandera beaucoup d’efforts et surtout du temps. Nous avons fait le choix de modifier certaines propositions. La révision de notre règlement pour la troisième fois ne nous dérange pas puisqu’elle se fera dans un souci d’amélioration.

C’est plutôt un bon signe», ajoute Bouano. Parmi les changements proposés, il y a notamment la réservation d’une date prise pour les séances plénières de législation. «A l’instar de la séance hebdomadaire des questions orales programmées tous les mardis, nous voulons que la séance plénière de législation soit programmée pour une date bien précise», poursuit Hazib. Concernant la séance mensuelle sur la politique générale, les députés se dirigent à revoir le déroulement de cette séance en particulier la répartition du temps de parole.

Sur le plan disciplinaire, la première Chambre va puiser également dans l’expérience anglaise, notamment en ce qui concerne le caractère un peu sacré des séances de vote des lois. Les représentants devront obligatoirement assister aux séances des législations sous peine de sanctions plus lourdes. Par ailleurs, les changements doivent également porter sur les relations de la première Chambre avec les dix institutions de gouvernance dans le pays. Il est également question des rapports avec la Chambre des conseillers.

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