Les jeunesses partisanes cherchent soutien auprès de Omari

Les jeunesses partisanes cherchent soutien auprès de Omari

Après Benkirane et Chabat, elles ont rencontré hier le SG du PAM alors qu’un mémorandum sera préparé sur le conseil de la jeunesse

C’est le branle-bas de combat chez les jeunesses partisanes. Il a suffi que des fuites dans la presse évoquent une probable suppression du quota des jeunes dans les prochaines élections pour que les jeunesses décrètent la mobilisation générale. Ces organisations multiplient les contacts et plaidoyers pour ce qui est considéré aujourd’hui par de nombreux jeunes militants politiques comme un acquis. C’est donc une véritable campagne de lobbying politique qui est menée actuellement.

Les jeunesses en sont ainsi à la troisième rencontre en l’espace de quelques jours avec un chef de parti représenté au Parlement. Après une première rencontre avec le chef de gouvernement et secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane et une deuxième quelques heures après avec le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Hamid Chabat, les organisations des jeunes des huit partis politiques représentés au Parlement devaient rencontrer hier le secrétaire général du Parti authenticité et modernité (PAM), Ilyas Omari. «Nous allons rencontrer d’autres chefs de partis politiques ainsi que le ministre de l’intérieur et celui de la justice et des libertés», affirme Omar Abbasi, secrétaire général de la jeunesse istiqlalienne. Principal point à l’ordre du jour: le maintien du quota pour les jeunes au Parlement.
Pour rappel, le gouvernement avait mis en place à la veille des élections législatives anticipées de 2011 un quota dans la liste nationale réservée aux jeunes de moins de 40 ans. Un mécanisme qui fonctionne sur le même principe que la liste réservée aux femmes permettant aux candidats jeunes présentés aux élections d’accéder directement au Parlement au prorata des résultats obtenus par leurs partis politiques respectifs.

Seulement voilà, certains partis politiques auraient proposé la suppression de la liste des jeunes auprès des autorités compétentes. L’identité réelle des partis qui auraient fait cette revendication est en train de donner du fil à retorder aux jeunesses des partis. «Le chef de gouvernement nous fait savoir qu’une seule formation politique aurait fait une demande similaire sans donner plus de détails», explique de son côté Jamal Karimi Benchakroun, secrétaire général de la jeunesse socialiste du PPS (Parti du progrès et du socialisme). Et de poursuivre: «Nous considérons au sein des jeunesses partisanes que la liste des jeunes n’est aucunement une formule rentière alors que la vraie rente se trouve ailleurs et sous différentes formes. Au contraire, l’apport des jeunes dans le Parlement actuel a été considérable. Faut-il rappeler dans ce sens que le président du groupe parlementaire du progrès démocratique à la première Chambre, Rachid Roukbane, est lui-même issu de la liste des jeunes».

Si le chef de gouvernement a laissé entendre qu’il n’était pas contre la liste des jeunes lors de son entrevue avec les jeunesses partisanes, Hamid Chabat a, quant à lui, exprimé à ces organisations sa totale solidarité et son soutien pour le maintien du mécanisme. Mais le quota au Parlement est loin d’être le seul souci pour les jeunesses partisanes. Un autre gros dossier est également abordé par les jeunes lors de leurs rencontres avec les chefs de partis. Il s’agit du Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative (CCJAA). Prévu par la Constitution de 2011, la mise en place du Conseil doit intervenir après l’adoption d’une loi organique portant le même nom. Le texte est déjà prêt et se trouve au niveau du Secrétariat général du gouvernement (SGG).

Le hic, c’est que les jeunesses ont plusieurs remarques sur le contenu du projet de loi à commencer par les dispositions relatives à la composition du futur conseil. «Le texte parle de jeunes militants politiques tout court. Je me demande alors où est-ce qu’on ira chercher ces jeunes militants. Il faut dire que le texte utilise des mots plutôt vagues et ambigus», déclare Benchakroun. Même son de cloche chez Abbasi. «Le projet gagnerait à introduire plus de précisions, notamment au niveau des compètences et attributions du CCJAA». Le chef de gouvernement a, dans ce sens, demandé à la délégation des jeunesses partisanes de lui soumettre un mémorandum sur le sujet.

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