Lois électorales : La majorité se fragmente

Lois électorales : La majorité  se fragmente

«Ce fut une réunion très peu intéressante». Les propos émanent de Mohamed Nabil Benabdellah, secrétaire général du parti du progrès et du socialisme (PPS).

Les ministres de l’intérieur et de la justice ont rencontré mardi les partis politiques au sujet de la révision des lois électorales. Le principal point de discorde concerne le seuil de représentativité. Fixé à 6% depuis les législatives de 2011, ce seuil fait aujourd’hui l’objet d’un débat passionné au sein du microcosme politique.

«Les ministres se sont contentés d’écouter les propositions des partis qui s’accrochent chacun à leur point de vue», ajoute le numéro un du PPS. C’est au sein de la majorité que les divergences sont importantes. Le chef de file de cette majorité, le Parti de la justice et du développement (PJD), paraît seul en s’accrochant bec et ongles à un seuil de 6%.

Le PPS veut, quant à lui, diviser ce taux par deux. De son côté, le Mouvement populaire joue la carte de la neutralité mais peut-on rester neutre au sein d’une coalition? Il semble ainsi que des jours difficiles attendent la majorité qui risque de se fragmenter bien avant les élections législatives. Affaire à suivre.

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