L’ultimatum des syndicats

L’ultimatum des  syndicats

Simple tactique de négociation ou vraie impasse ? Les centrales syndicales les plus représentatives sont en colère après quelques rounds du dialogue social. Des rounds qui n’ont mené à rien selon Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la Fédération démocratique du travail (FDT).

Si les syndicats avaient convenu avec l’Exécutif d’engager des négociations et la signature d’un accord final au cours de ce mois de mars, les choses n’avancent pas à la vitesse escomptée, du moins pour le moment. Ceci a amené trois centrales à convoquer une réunion extraordinaire de leurs conseils centraux mercredi 11 mars.

«Le conseil central de la FDT s’est réuni avec les conseils de la Confédération démocratique du travail (CDT) et de l’Union marocaine du travail (UMT). La rencontre était destinée à faire le point sur l’état d’avancement des négociations avec le gouvernement», annonce Azzouzi.

Et de poursuivre : «Après quelques rounds de dialogue social, force est de reconnaître que nous n’avons pas beaucoup évolué avec le gouvernement concernant les points et dossiers mis sur la table des négociations». Ainsi, les syndicats affirment relever un manque de volonté chez le gouvernement pour répondre à leurs revendications. Cependant, les centrales continuent à croire en la possibilité de trouver un accord avec le gouvernement. Une réunion est prévue dans ce sens la semaine prochaine. «Les représentants de nos syndicats vont en effet rencontrer, lundi 16 mars, le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, Mohamed Moubdii, ainsi que le ministre de l’emploi et des affaires sociales, Abdesslam Seddiki», affirme le SG de la FDT, victime depuis quelques mois de graves problèmes internes. Et de conclure: «C’est sur la base des propositions des ministres que nous allons décider de l’avenir du dialogue et des mesures à prendre.

Nous avons décidé de nous réunir le lendemain, c’est-à-dire le mardi 17 mars». C’est donc un ultimatum lancé par les syndicats qui ne veulent pas s’éterniser dans des négociations interminables.

C’est d’autant plus vrai que les leaders syndicaux espèrent aller à la rencontre des travailleurs le 1er mai prochain à l’occasion de la Fête du travail avec un accord et des acquis concrets. Le gouvernement sait de son côté que la réussite des négociations sera déterminante pour la suite, notamment concernant la mise en œuvre de la réforme paramétrique dans la Caisse marocaine des retraites (CMR). D’ailleurs, la commission créée par le gouvernement avec les syndicats sur le dossier de la retraite avait été suspendue quelques heures seulement après le démarrage de ses travaux.

Les syndicats préfèrent attendre les résultats des autres commissions sectorielles, notamment avant de parler retraite avec l’Exécutif. Les commissions sectorielles doivent discuter principalement de la hausse des salaires, la baisse de l’Impôt sur le revenu ainsi que le parachèvement de la mise en œuvre de l’accord du 26 avril 2011.
 

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