L’Union constitutionnelle : Abied pour un nouveau mandat ?

L’Union constitutionnelle : Abied pour un nouveau mandat ?

Rempilera, ne rempilera pas ? C’est la question que doivent se poser les membres de l’Union constitutionnelle (opposition) concernant l’avenir de leur secrétaire général à la tête du parti. En effet, l’UC organisera son 5ème congrès national les 27 et 28 février et le 1er mars prochains.

L’annonce de la date a été dévoilée à l’issue du conseil national du parti le week-end dernier à Casablanca. Avec cette annonce, le départ de Mohamed Abied ou son maintien en poste se pose avec acuité. Contacté par ALM, l’ancien ministre de l’artisanat sous Feu SM Hassan II préfère entretenir le suspense autour de la question.

«Il est encore tôt pour parler aujourd’hui de ma candidature pour un nouveau mandat à la tête du parti. Selon les règlements de l’Union constitutionnelle, les candidatures doivent être déposées à une commission spéciale qui n’a pas encore ouvert la voie devant les candidats potentiels», déclare-t-il. Et de poursuivre: «Je préfère ainsi garder ma décision concernant ma candidature ou non pour le secrétariat général de l’UC pour le moment opportun».

Créée en 1983 par l’ancien Premier ministre, Maati Bouabid, L’Union constitutionnelle est présentée comme un parti libéral. Depuis sa création, le parti n’a connu que trois dirigeants, en l’occurrence Maâti Bouabid qui fut secrétaire général jusqu’à sa mort en 1996.

C’est un autre ancien ministre qui lui a succédé en la personne de Abdellatif Semlali jusqu’à sa mort en janvier 2001. Depuis cette date, c’est Mohamed Abied qui tient les rênes du parti. Abied a cependant dû composer avec une nouvelle donne politique dans le pays. Alors que l’UC a toujours été membre de la majorité depuis sa création, le parti a rallié l’opposition en 1998 pour ne plus en sortir jusqu’à aujourd’hui. Pendant les dernières élections législatives de 2011, cette formation a obtenu 23 sièges à la première Chambre parlementaire. Mais pour Abied, la priorité aujourd’hui est donnée à un autre chantier.

L’actuel secrétaire général veut rajeunir le parti. «Au cours de notre conseil national le taux de participation des jeunes et des femmes aux travaux a atteint les 62% sans la fixation de quotas, ce qui veut dire que l’Union constitutionnelle continue dans le bon sens», dit-il. Le numéro un de l’UC parle déjà de l’avenir affirmant qu’il reste encore des choses à réaliser.

Faut-il en déduire alors que Abied se prépare à briguer un nouveau mandat ? Les prochaines semaines seront décisives. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le SG du parti du cheval occupe toujours le devant de la scène durant les moments clés.

Il vient tout juste de lancer avec les principaux partis de l’opposition, à savoir l’USFP, le PI et le PAM, une initiative pour la mise en œuvre de l’autonomie avancée dans les provinces du sud du Royaume. Il avait également été reçu il y a quelques semaines en compagnie des leaders de l’opposition par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, au sujet des futures lois électorales. Rajeunissement du parti et élaboration des lois électorales, ce sont là les ingrédients d’un programme politique qui dépasse la prochaine étape du prochain congrès…

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *