Majorité : L’USFP pose ses conditions

Majorité : L’USFP pose ses conditions

Le parti de la rose s’attend à une «offre politique»

«La participation de notre parti dans une quelconque formation gouvernementale transcende la simple répartition technique des portefeuilles». Les propos émanent du premier secrétaire du parti de l’Union socialiste des forces populaires, Driss Lachgar. En gros, ce dernier qui réunissait les membres de sa commission administrative samedi dernier pour trancher sa participation au gouvernement, affirme qu’il garde toujours son accord de principe pour la participation au futur gouvernement. «Mais cette participation reste tributaire de l’offre qu’on attend toujours de la part du chef de gouvernement. Une offre qui ne doit pas être purement technique concernant le nombre des portefeuilles. Nous nous attendons plutôt à une offre politique claire basée sur de solides fondements qui prennent en considération nos programmes. Nous allons donc étudier chaque offre avant d’adopter une position définitive sur la base de données», a déclaré le numéro un du parti qui a obtenu carte blanche de la part de la commission administrative pour mener les négociations avec le chef de gouvernement. Quelle sera la position du chef de gouvernement et secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdel-Ilah Benkiran? En tout cas, le secrétariat général du parti de la lampe avait affirmé quelques jours auparavant que l’offre du chef de gouvernement dépend de l’accord définitif de l’USFP pour la participation au prochain gouvernement.

Autant dire que les choses restent toujours floues et la quête d’une nouvelle majorité n’est pas définitivement acquise.

Pour rappel, l’USFP avait obtenu 20 sièges à l’issue des dernières élections législatives. Son premier secrétaire avait déjà rencontré le chef de gouvernement déclarant à l’issue de cette première rencontré qu’il allait faciliter la tâche de Benkiran pour la formation d’une majorité. Mais depuis cette rencontre, les choses n’ont pas réellement avancé et les deux camps donnent l’impression de communiquer par médias interposés. Le hic, c’est que la nomination du chef de gouvernement est intervenue il y a plus d’un mois sans qu’il puisse pour autant former une majorité solide. Pour le moment seul le parti de l’Istiqlal et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) ont définitivement annoncé leur adhésion à la nouvelle majorité gouvernementale. Au départ, les observateurs croyaient que le prochain gouvernement serait composé des partis de la Koutla, en l’occurrence l’Istiqlal, le PPS et l’USFP en plus du PJD mais cette piste reste pour le moment une simple hypothèse pas du tout simple à concrétiser.

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