Miloud Moussaoui : «Il faut revoir le mode de scrutin»

Miloud Moussaoui : «Il faut revoir le mode de scrutin»


ALM : Comment se déroule la campagne électorale pour le Parti de la liberté et de la justice sociale ?
Miloud Moussaoui : La campagne électorale se déroule dans de bonnes conditions. Nous avons entamé cette campagne dans les grandes ville du Royaume, telles que Casablanca, Fès, Salé, Oujda, Marrakech, Dakhla et Laâyoune. Le scrutin de listes est un mode auquel les Marocains ne sont pas très habitués. Je pense que ce mode est à revoir et améliorer. Il faut le rendre plus simple. Il est à noter aussi que la majorité des citoyens ne sont pas très attachés à la vie partisane. Un phénomène à relever aussi, celui de la transhumance. Le fait que certains notables changent constamment de partis politiques, nous pousse à nous poser la question: est-ce que ces gens-là changent de camp par conviction, ou parce qu’ils cherchent simplement des intérêts personnels ?

Pensez-vous que le scrutin du 12 juin sera une étape cruciale vers une gestion plus efficace des communes au Maroc ?
D’abord, il faut souligner qu’il existe une sorte d’amalgame chez certaines personnes. Celles-ci voient les échéances communales comme si elles étaient des élections législatives. Il ne faut pas que les élections communales sortent de leur cadre local. C’est un scrutin qui fera ressortir une élite pour gérer les affaires locales. Je pense qu’il y aura beaucoup d’abstention lors du scrutin du 12 juin. Les citoyens remarquent que plusieurs membres des conseils communaux ne sont pas assidus et manquent de sérieux. Ils voient aussi que certains d’entre eux occupent en plus de leur poste de membre du conseil communal, celui de ministre ou député. Faute de temps, ces derniers n’assistent pas à toutes les réunions des conseils communaux et ne sont pas présents de manière régulière. Tout cela fait que les citoyens ne sont plus motivés. Ils se désintéressent peu à peu de la vie politique. Ils voient une sorte de laisser-aller dans la gestion des communes. Nous n’aurons pas une vraie carte politique. Il faut par ailleurs entamer une décentralisation plus intense.

Les jeunes ont-ils une place dans vos candidatures ?
Les listes que nous avons établies comportent des candidats âgés entre 30 et 50 ans. Vous pouvez constater que plusieurs de nos candidats sont jeunes. Des candidats que l’on peut qualifier de technocrates ayant intégré la vie politique et ayant acquis une certaine expérience. Ils apporteront certainement un plus. Ils sont pleins d’enthousiasme du fait de leur jeune âge et sont décidés à travailler pour le développement local.

À votre avis par quel moyen peut- on lutter contre les actes malsains durant ces communales ?
Je ne pense pas qu’il y aura des actes malsains. Ce jeu-là existait dans les décennies passées. Aujourd’hui, il y a une réalité différente. L’évolution des mentalités est en train de se faire.
Les comportements deviennent de plus en plus responsables. Nous pouvons être optimistes quant à l’avenir.

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