Miloudi Moukharik: «Nous ne voulons pas un dialogue pour le dialogue»

Miloudi Moukharik: «Nous ne voulons pas un dialogue pour le dialogue»

ALM : Après une année 2014 mouvementée, comment se profile l’année 2015 ?
 

Miloudi Moukharik : A l’UMT, nous avons fait le choix de la coordination depuis quelque temps déjà avec la Fédération démocratique du travail et la Confédération démocratique du travail.
Les instances de nos trois centrales syndicales se réunissent régulièrement pour faire le point sur la situation à la fois sur le plan social et syndical. Nous examinons également d’une manière conjointe la démarche à suivre en fonction de l’évolution des choses afin de prendre les décisions qui s’imposent au moment venu.
 
Vous avez souvent critiqué l’interruption du dialogue social avec le gouvernement. A quand donc la reprise du dialogue ?
Nous comprenons qu’à la fin de l’année 2014 plusieurs événements aient eu lieu retardant au passage la tenue des rounds du dialogue social. Je pense qu’en ce début de 2015, il est grand temps que le dialogue reprenne avec l’Exécutif, et ce dans les plus brefs délais. Mais attention, nous ne voulons pas d’un dialogue uniquement pour le dialogue. Nous voulons que nos réunions avec le gouvernement débouchent sur des résultats palpables pour les classes des ouvriers ainsi que celles des fonctionnaires et salariés. Nous demandons aussi à ce que nos rencontres avec le chef de gouvernement traitent tous les dossiers.

Quelles sont vous principales revendications aujourd’hui ?

Nous avons déjà fait savoir aux responsables que les rounds du dialogue social ne doivent pas traiter un seul point comme celui de la réforme des caisses de retraites. Nos trois syndicats ont déjà transmis, à différentes occasions d’ailleurs, les détails de leur dossier revendicatif qui comporte plusieurs points. J’ai personnellement insisté lors de notre dernière rencontre avec le chef de gouvernement sur l’importance de conclure une charte sociale avec des engagements clairs et un calendrier précis. Le gouvernement n’a d’autre choix que d’accepter cette revendication dans l’intérêt de tous les partenaires sociaux.

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