Miloudi Moukharik: «Nous sommes prêts à utiliser les arguments de la force»

Miloudi Moukharik: «Nous sommes prêts à utiliser les arguments de la force»

ALM : Peut-on parler d’une nouvelle démarche de protestation contre le gouvernement ?
 

Miloudi Moukharik : Nous adoptons cette nouvelle démarche parce que nous savons que le gouvernement ne se limite pas à un seul parti mais il est formé de plusieurs composantes politiques. Nous allons donc aller à la rencontre des autres partis de la majorité afin de leur expliquer notre vision et présenter nos arguments concernant la réforme du système de retraite ainsi que les autres points contenus dans notre dossier revendicatif. Nous allons adopter la même démarche avec les partis de l’opposition ainsi que toutes les parties prenantes y compris les acteurs associatifs.
Notre objectif est de mieux faire comprendre nos points de vue et nos propositions sur un certain nombre de points décisifs pour les fonctionnaires et les salariés.
 
Est-ce la raison pour laquelle vous allez prendre aussi contact avec le patronat ?

Il est vrai que la réforme paramétrique annoncée pour la CMR ne concerne bien évidemment que les fonctionnaires de l’administration publique. Mais nous avons la conviction que les mesures qui seront appliquées par l’Exécutif vont finir tôt ou tard par impacter la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le Régime collectif d’allocation de retraite (RCAR) ainsi que le secteur privé d’une manière plus globale. C’est la raison pour laquelle pour allons également rencontrer la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Le gouvernement n’a-t-il pas fait un effort en proposant quelques avantages pour les fonctionnaires et salariés ?

Le gouvernement croit qu’avec des méthodes malicieuses il pourra faire passer sa réforme de la CMR. Les syndicats ont également leur mot à dire dans un dossier aussi important et stratégique. Les centrales syndicales méritent d’être écoutées sinon à quoi bon l’organisation d’élections professionnelles si leurs résultats ne sont pas respectés. Des résultats qui, faut-il le rappeler, nous avaient donné l’un des meilleurs scores et une représentativité, que ce soit dans le secteur public ou privé, importante. Les syndicats ont jusqu’ici préféré se limiter à l’utilisation de la force de notre argumentaire pour convaincre le gouvernement de notre dossier revendicatif. Aujourd’hui, nous sommes prêts à utiliser les arguments de la force si nous sommes contraints de le faire face au gouvernement.

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