Montréal : Le modèle sociétal marocain expliqué à Dar Al Maghrib

Montréal : Le modèle sociétal marocain expliqué à Dar Al Maghrib

Pour préserver les acquis et mieux faire connaître les autres potentialités et opportunités du Maroc, la diaspora marocaine, notamment la société civile, a certainement un rôle stratégique à jouer dans une démarche de proximité.

«Le projet marocain de société démocratique et moderniste vise à promouvoir une égalité réelle et effective entre les hommes et les femmes, qui a été érigée en principe constitutionnel à travers une série de réformes substantielles…». Ainsi s’exprimait Youssef Amrani, chargé de mission au Cabinet royal, lors d’une conférence au Centre culturel marocain Dar Al Maghrib le 8 mars dernier à Montréal. C’était devant un riche parterre d’institutionnels, d’hommes d’affaires et acteurs de la société civile ainsi que de représentants de la diaspora marocaine au Canada.

Sous le thème «La singularité du modèle marocain dans un contexte régional perturbé», la rencontre était l’occasion d’exposer les avancées du Maroc sur le plan démocratique, économique et social. «Grâce au leadership de SM le Roi Mohammed VI, le modèle marocain s’est construit progressivement et sereinement en s’appuyant sur une vision claire, des institutions solides, un modèle de développement intégré plaçant l’humain au centre de ses préoccupations», a souligné Youssef Amrani dans ce contexte. Rappelant le caractère d’identité plurielle du Maroc, l’intervenant a de même mis en exergue l’importance de «la lecture franche et décomplexée des réalités  qui font le Maroc d’aujourd’hui» dans l’évolution de son modèle sociétal inclusif. «Le Maroc, conscient des mutations géopolitiques en cours dans plusieurs pays arabes, a très tôt compris qu’aucun modèle de développement ne peut être conçu sans tenir compte des spécificités nationales et des destinées propres à chaque pays», a-t-il ajouté.  Ceci de manière à montrer la vision claire du Royaume et la stabilité de ses institutions. Des atouts précieux dont dispose le Maroc pour offrir un climat des affaires attractif pour les investisseurs. A ce sujet, le conférencier a souligné le développement des infrastructures dans le Royaume et les nombreux chantiers structurants en cours et à venir. C’était l’occasion de parler du port de Tanger Med, du hub aérien de Casablanca, porte ouverte sur l’Afrique et du projet de LGV, entre autres.

Des informations importantes à communiquer à un auditoire canadien, qui même connaissant le Maroc, n’est pas toujours au fait des avancées réalisées et des projets engagés. A ce sujet, Youssef Amrani a rappelé les stratégies sectorielles mises en œuvre dans le Royaume et les priorités retenues. Il a ainsi à ce niveau mis en exergue l’investissement de taille mondiale, réalisé dans les énergies renouvelables au Maroc notamment à travers la Centrale solaire Noor à Ouarzazate. Une politique énergétique qui rapproche le Maroc et le Canada où le secteur des énergies vertes est dynamique et innovant. Youssef Amrani souligne à ce niveau l’intérêt pour les deux pays de travailler ensemble pour aller de l’avant. Il a également mis en exergue l’importance de miser sur l’expertise des Canadiens en matière de gestion de l’eau.

De fait, les échanges entre les deux pays pourraient être multiples. Le Canada est à la recherche de nouveaux marchés et le Maroc peut mieux se positionner sur ce plan. Ceci d’autant plus qu’il peut faire valoir sa situation de porte d’Afrique face aux pays outre-Atlantique. Ces dernières années les activités commerciales entre le Canada et le Maroc ont connu une évolution grâce notamment à de bonnes relations bilatérales.  En matière d’exportations vers le Canada la diversification des produits expédiés reste cependant encore limitée. La clémentine marocaine est incontestablement le produit phare qui  dope les exportations marocaines vers le Canada. Pour préserver les acquis et mieux faire connaître les autres potentialités et opportunités du Maroc, la diaspora marocaine, notamment la société civile, a certainement un rôle stratégique à jouer dans une démarche de proximité.

Dans un pays vaste comme le Canada les rencontres B to B entre Marocains et Canadiens peuvent aussi faire avancer les choses et susciter la confiance des investisseurs et donneurs d’ordre.

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