NDI : Un observateur international des élections

Pour choisir un observateur international lors du prochain scrutin, le Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH) a tranché en faveur du NDI. Proche du Parti démocrate américain, l’Institut national démocratique pour les affaires internationales (NDI) est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, qui œuvre pour le renforcement et le développement de la démocratie à travers le monde. Le NDI est présidé par Madeleine Albright. Son siège est basé à Washington avec des antennes actives dans plusieurs capitales, dont Rabat.
NDI définit sa mission comme étant un collaborateur avec «les partisans de la démocratie partout dans le monde en vue de promouvoir l’action des organisations politiques et civiles». Et ce pour, «favoriser la tenue d’élections libres et encourager la participation des citoyens à la vie publique, la transparence et la responsabilité gouvernementale en matière de gestion publique».
À près de trois semaines de la date du scrutin, les membres de cet institut ont souligné que l’environnement électoral au Maroc est caractérisé par «plusieurs éléments positifs». En fait, la Mission internationale d’évaluation préliminaire en vue des prochaines élections législatives a rendu public, en fin de semaine dernière, son rapport sur les élections du 7 septembre prochain (Voir ALM N° 1480).
Présidée par Mme Frances Fitzgerald, sénateur à la Chambre haute du Parlement irlandais, cette mission  a effectué une visite au Maroc du 9 au 15 août.
«Le NDI est fier de s’inspirer des traditions du Parti démocratique des Etats Unis. Si l’identification du NDI au Parti Démocrate rehausse son prestige à l’échelle mondiale, ses programmes ne demeurent pas moins non partisan-la défense de valeurs universelles et le soutien au processus démocratique plutôt que l’obédience à un parti ou à une idéologie quelconque», précise-t-on au NDI. Cet ONG fait appel à son réseau international de plus de 500 praticiens dans plus de 70 pays prêts à faire don de leur temps, à partager leur expertise et à transmettre leur savoir-faire. «Le NDI n’a guère la prétention d’imposer des remèdes tout comme il ne souscrit pas à l’idée qu’un modèle de démocratie donné soit intégralement applicable ailleurs. Le NDI croit plutôt à l’échange d’expertise et à la diversité des choix afin de permettre aux responsables concernés d’adapter les pratiques et institutions de leur choix en fonction de leur environnement politique particulier», ajoute-t-on.
Si sur le plan international, le CCDH a opté pour le NDI, au niveau national, il compte sur le tissu associatif pour le suivi des élections. 
Pour rappel, le CCDH a décidé de s’impliquer directement dans cette opération au niveau des centres de vote, à travers le suivi quotidien de la presse écrite et audiovisuelle, et du déroulement de l’opération électorale, avant, pendant et après le jour du scrutin.

NDI : Les sources de financement
Selon cette ONG, les programmes du NDI sont financés par la Fondation nationale pour la démocratie (NED), l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et d’autres agences de développement international et par des dons privés. La NED est une organisation privée sans but lucratif, qui a été créée en 1983, dirigée par un conseil d’administration indépendant et apolitique et financée par le Congrès.

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