Nouvel an amazigh férié : 130 députés passent à l’action

Nouvel an amazigh férié : 130 députés passent à l’action

A l’initiative d’un parlementaire du groupe du Rassemblement constitutionnel

Les députés s’impatientent pour faire du nouvel an amazigh un jour férié national. En effet, pas moins de 130 parlementaires de la Chambre des représentants viennent de signer un mémorandum dans ce sens. Le document en question a été adressé au chef de gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

A l’origine de cette initiative, un député du groupe du Rassemblement constitutionnel regroupant les parlementaires des partis du Rassemblement national des indépendants (RNI) et de l’Union constitutionnelle (UC) à la première Chambre. Il s’agit de Abdellah Ghazi qui a réussi la prouesse de réunir 130 parlementaires représentant les différents groupes parlementaires appartenant à la fois à la majorité et l’opposition parlementaires. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que le parti du Rassemblement national des indépendants prend les devants pour défendre la question nationale de l’amazigh.

Il y a quelques semaines, le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, a appelé à l’accélération de l’adoption de la loi relative à cette langue amazighe, devenue officielle depuis 2011, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du pays. Le numéro un du parti de la colombe a ainsi profité de son passage devant des milliers de jeunes venus assister à l’université d’été de la jeunesse du parti à Marrakech pour remettre sur le devant de la scène le débat sur l’amazigh tout en insistant sur le caractère urgent de l’adoption par le Parlement de ce texte au cours de la prochaine session législative. «Il est aujourd’hui grand temps que la langue amazighe retrouve sa place de vraie langue officielle comme il est aussi grand temps pour la mise en œuvre du projet de loi organique relatif à la mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh. Nous devons intensifier les plaidoyers pour que ce texte puisse être adopté rapidement sachant qu’il est bloqué car certains veulent revenir sur les acquis de la Constitution de 2011», avait-il dit. Par ailleurs, le RNI avait organisé à Biougra son forum sur la langue et la culture amazighes. Placé sous le thème: «L’amazigh acquis et défis», l’événement s’est étalé sur trois jours, à l’occasion du 17ème anniversaire du discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI à Ajdir. Aujourd’hui, le parti récidive via son groupe parlementaire concernant le nouvel an amazigh.

La balle est aujourd’hui dans le camp du gouvernement. En janvier dernier, le porte-parole de l’Exécutif avait affirmé que le gouvernement y réfléchissait. Mais depuis cette date, il n’y a pas eu de progrès notable. A noter que le préambule de la Constitution du pays stipule que «le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie…». De même, l’article 5 dispose que «l’amazighe constitue une langue officielle de l’Etat, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception. Une loi organique définit le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle… ».

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