PJD : Chabat menace Benkirane

PJD :  Chabat menace Benkirane

C’est un nouvel épisode de la confrontation entre les partis de l’Istiqlal (PI) et le PJD (Parti de la justice et du développement). Le groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants vient de saisir le ministère de la Justice et des libertés contre le secrétaire général du PI, Hamid Chabat.

En effet, le député et secrétaire général de la JJD (Jeunesse du PJD), Khalid El Boukarai, a adressé une question écrite au ministre de la justice et des libertés, Mustapha Ramid, concernant les mesures à prendre contre les dernières déclarations attribuées à Chabat. Selon le secrétaire général de la JJD, le numéro un du PI aurait glissé dans l’une de ses déclarations, filmée et diffusée par des portails d’information sur le web, des propos mystérieux, des sous-entendus et des menaces directes contre le chef de gouvernement.

A quelques mois des élections, la confrontation entre les deux partis prend donc une tournure différente. Il est cependant, très peu probable que le ministère de la jJustice aille jusqu’à l’ouverture d’une enquête pour deux principales raisons. La première est que le PJD intègre dans ses calculs l’ouverture d’une enquête sur les déclarations d’un homme politique, qui sera perçue comme une instrumentalisation de la justice par un ministre pjdiste. Ensuite, le parti de la lampe n’a pas d’autres preuves étayant sa demande que des propos prononcés. Cela dit, la question adressée au ministre de la justice vient quelques jours seulement après les déclarations du chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane.

En déplacement à Dchira dans la région d’Agadir, ce dernier a laissé entendre dans un discours qu’il faisait l’objet de menaces. «Nous ne voulons pas tout dévoiler», a t-il lancé. Benkirane n’a toutefois pas donné plus de précisions.

Au cours de la même intervention, le chef de gouvernement est également revenu sur le décès de son ministre d’Etat et compagnon de route, Abdellah Baha. Les responsables du PJD ont par la suite affirmé que les déclarations du numéro un de l’Exécutif n’étaient pas destinées à remettre en cause les circonstances de la mort de Baha.

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