Portrait : Abid : Le citoyen est une voix à écouter

Portrait : Abid : Le citoyen est une voix à écouter

Mohamed Abid est de ces personnes qui ont embarassé tôt la politique. Dès les années 70, il allait se faire remarquer dans le cadre du Syndicat national des élèves qui opérait dans la clandestinité. C’était le prélude d’un engagement politique qui allait se consolider au fil des années. «Je me suis trouvé là, car mes professeurs enjolivaient le militantisme et nous inculquaient les valeurs humaines que véhicule le socialisme», confie-t-il.
Juste après la tenue du congrès de 1975, il allait assumer sa première responsabilité de secrétaire local de la Chabiba Ittihadia. Et en 1978, alors qu’il venait de décrocher son diplôme de sortie du CPR, il conforta sa vocation de syndicaliste dans le cadre du Syndicat national de l’enseignement. Actuellement, il est membre du conseil national de la FDT. En parallèle, il est membre du comité local et siège au conseil national du parti de la rose.
Des responsabilités de cette taille l’ont amené à se présenter aux élections de 2002. Il a pu décrocher son mandat après une lutte acharnée avec les concurrents des autres partis et les amis d’hier qui ont claqué la porte du parti pour des raisons multiples. Et c’est là que l’engagement syndical fut d’un bon secours lors de la campagne électorale.
Pour cela, M. Abid préfère conjuguer la revendication syndicale en action politique. «Je demeure, en dépit de la démobilisation, de la désyndicalisation et du refus de participation, viscéralement attaché à la démocratie interne du parti, à la proximité dans l’engagement politique et à tous les principes en qui je crois depuis la Chabiba». Et d’ajouter que ce n’est plus la même ardeur au niveau de l’engagement. Ce n’est plus le même contexte politico-social, mais il faut s’adapter aux réalités nouvelles d’un pays en voie de développement avec des attentes énormes. Faire passer un message d’espoir, redonner confiance à une mère ou à un jeune est aussi important que l’action parlementaire.
Sur ce qu’il a retenu de son expérience du mandat 2002/ 2007, M. Abid affirme que l’action législative est un travail de longue haleine et s’inscrit dans une vision globale de développement. D’où l’importance de coordonner au sein d’un groupe parlementaire. Un parlementaire, grâce à ses interventions dans le cadre des commissions, par ses questions et surtout par les plans de travail qu’il propose, inscrit son action dans la continuité des efforts que mène le gouvernement. Ceci ne l’empêche pas de défendre farouchement les dossiers spécifiques à sa région. Et là, à chacun sa méthode. Pour lui le dossier déposé doit être suivi de près afin de résoudre le problème de la lenteur administrative. C’est ainsi qu’il a dû intervenir au niveau des ministères de la Santé, de l’Enseignement, du Travail, du Tourisme et du Commerce. Dans cette démarche, il n’a pas eu de problèmes pour défendre ses dossiers car la volonté royale qui vise à faire sortir l’Oriental de sa léthargie est suivie par l’ensemble des intervenants dans ce cadre. Il faut aussi travailler sur des cas personnels des citoyens en quête de droit. Ces derniers sont une voix à écouter, une revendication à comprendre.
Pour ce qui est des propositions d’avenir, le programme d’Abid s’inscrit dans la continuité car il y a de grands chantiers lancés par le gouvernement sortant et qui sont en cours. Il faut savoir mieux les adapter, les contrôler tout en proposant des actions d’envergure ciblées. Faire aussi de l’investissement un levier de développement pour une réelle mise à niveau de l’Oriental. Cela ne se fera pas avec des promesses. Il est temps d’inciter les promoteurs par une réduction des impôts, par des facilités de procuration de terrain, par le développement du réseau routier et ferroviaire. Les promoteurs rencontrent des problèmes. «C’est aberrant de parler de développement durable alors que les investisseurs et les entrepreneurs souffrent le martyr pour monter leurs projets», ajoute-t-il.
Concernant le comment de la constitution de la liste USFP à Oujda. Il a expliqué que le bureau politique avait choisi une nouvelle démarche lors de son précédent congrès afin d’éviter les tiraillements au niveau des régions qu’a connu le choix des candidats en 2002. Dorénavant chaque militant qui brigue un siège au Parlement doit présenter sa candidature au bureau politique qui tranchera. C’est à partir de critères propres au parti que le choix s’est effectué. On était sept à proposer notre candidature. Le choix du bureau politique se limitait à la tête de liste et c’est à cette dernière de constituer la liste finale en concertation avec les autres candidats. C’est ce qui a été fait.

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