Programme des partis : L’environnement, érigé en priorité dans les programmes électoraux

La protection de l’environnement et son rôle dans la promotion d’un développement durable a été érigée en priorité dans les programmes électoraux des partis en lice pour le scrutin législatif du 7 septembre prochain. Diversifiées, les propositions dans ce domaine vont de la création d’un super ministère ou d’organismes spécialisés chargés de l’environnement au renforcement de l’arsenal juridique et une meilleure application de ses dispositions en passant par l’élaboration d’une stratégie intégrant la dimension environnementale dans l’activité économique et sociale.
 Concernant le volet institutionnel, certains partis estiment nécessaire la création d’un «super ministère» dont l’action consisterait à mettre en œuvre, en coordination avec les départements concernés, les engagements du Maroc dans ce domaine. D’autres partis optent pour la mise sur pied d’une agence nationale spécialisée en charge des questions environnementales ou d’une institution nationale spécialisée dans la gestion des décharges appelée, notamment, à soutenir les collectivités locales dans le traitement des déchets solides, sans oublier la création d’institutions pour la protection et le contrôle environnemental.
La préservation efficace du milieu naturel passe également, au yeux de nombreux partis, par le renforcement et une mise en oeuvre efficiente de la législation appropriée. Pendant que certaines formations politiques considèrent qu’un environnement sain et protégé exige un arsenal juridique coercitif tendant à dissuader les pollueurs, d’autres appellent à la promulgation de lois pour la protection des ressources naturelles.
Des partis politiques appellent également à l’adoption du principe «pollueur payeur», certains préconisant dans ce sens la taxation des entreprises polluantes à hauteur de 1% de leur chiffre d’affaires. Ces propositions à caractère réglementaire et coercitif doivent, selon certains partis, être accompagnées de mesures incitatives fiscales, financières et sociales dont doivent bénéficier les établissements respectueux des normes environnementales et ceux qui pratiquent la promotion de l’agriculture bio.  Les partis en lice pour les législatives du 7 septembre mettent, en outre, l’accent sur l’importance de la sensibilisation aussi bien des industriels que du simple consommateur, sans oublier les utilisateurs de véhicules. D’aucuns appellent à une sensibilisation plus motivée par rapport aux agents polluants de l’environnement et à une vigilance accrue de la part de la population en plus de celle de l’Etat, alors que d’autres soulignent la nécessité d’impliquer davantage les associations oeuvrant dans ce domaine et de les encourager.  L’accent est également mis sur la promotion de l’utilisation des énergies «propres» plus conformes à la philosophie du développement durable, la rationalisation du recours aux produits chimiques ou encore l’amélioration de la qualité des combustibles. La lutte contre la dégradation du milieu naturel implique d’abord une évaluation minutieuse des origines de la pollution, soutiennent des partis, et nécessite, selon d’autres, que la donne environnementale soit inscrite dans toutes les politiques sectorielles en insistant sur l’élaboration de programmes intégrés dédiés à la préservation de l’environnement.
D’autres formations politiques proposent que la question environnementale soit prise en compte dans toutes les stratégies économiques et sociales ou encore la mise en place d’une stratégie de protection de l’environnement pour la rationalisation de la gestion des ressources naturelles.
 Outre la préservation des ressources naturelles, notamment hydriques, à travers un usage rationnel et adapté aux besoins, les préoccupations des partis se sont focalisées sur les problèmes posés par l’assainissement liquide et solide et la pollution de l’air.
 Les propositions faites dans ce cadre sont notamment la réorganisation des transports urbains autour de l’interdiction de toute importation de véhicules d’occasion, sources de pollution, et le soutien financier pour le renouvellement du parc automobile vieillissant.

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