Réaction des partis politiques : Les dirigeants politiques s’engagent pour la moralisation

Pour l’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’horizon est prometteur et les perspectives sont ambitieuses. Mohamed Elyazghi, premier secrétaire de ce parti, a affirmé que la «Koutla démocratique sera le groupe politique le plus fort» au sein de la future Chambre des représentants.
M. Elyazghi a, d’ailleurs, ajouté que ces élections ont fait ressortir des données importantes, à savoir le renouvellement de la confiance des électeurs en les partis de la majorité actuelle, et partant dans le bilan du gouvernement.
Concernant les 37% du taux de participation aux législatives, le premier secrétaire de l’USFP reprend les termes du ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, pour dire que ce taux «interpelle» toutes les parties de la scène politique: Etat, partis politiques, syndicats et société civile.
Et pour appuyer les propos de M. Elyazghi, Abbas El Fassi, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), a souligné que les résultats de ce scrutin «font de la Koutla démocratique la première force politique dans le pays et confèrent la majorité absolue aux partis la composant». Et d’ajouter que toutes les données montrent que les conditions sont réunies pour continuer l’action dans le cadre de la coalition actuelle formée de cinq partis.
Basant son raisonnement sur le fait que la scène politique a besoin d’un multipartisme qui défend des programmes réels, M. El Fassi a mis l’accent sur les inconvénients du multipartisme excessif, qui a été à l’origine de «points faibles» notés au niveau de ces élections.
D’un autre côté, M. El Fassi a justifié les résultats obtenus par son parti lors de ces élections par «la politique de rajeunissement prônée par son parti et aussi par la méthodologie suivie lors de la campagne électorale qui a été axée sur la tenue de réunions et de rencontres destinées à expliquer les programmes et les projets du parti au lieu de se contenter de la distribution de tracts». Paradoxalement, des dirigeants du PJD, dont Saâd Eddine El Othmani et Lahcen Daoudi, ne voient pas du même œil les réactions autour des conditions de déroulement et des résultats du scrutin du 7 septembre.
Ceux-ci, à contrario de l’opinion générale et de l’appréciation positive émis par les observateurs internationaux et nationaux ainsi que par la classe politique marocaine en général, n’ont vu dans ces élections que des cas de «corruption et d’achat de voix», et non pas la transparence et la neutralité de l’administration.
Rappelons que les autorités ont déclaré avoir pris nombre de dispositions législatives et réglementaires pour moraliser la vie politique et lutter contre tous les cas de fraude électorale et de corruption. D’ailleurs, plusieurs centaines de cas de violation de la loi électorale ont été présentés à la justice, et les citoyens ont été appelés à dénoncer tous les cas dont ils seraient témoins.
De son côté, Mustapha Mansouri, se prononçant en sa qualité de président du Rassemblement national des indépendants, a soutenu que «les résultats du scrutin du 7 septembre n’ont pas apporté de grands changements à la carte politique».
Pour M. Mansouri, la création de coalitions et de pôles politiques claires est compromise par la participation de 33 formations politiques et la victoire de certains candidats sans appartenance politique (SAP).
Commentant le taux de participation qui a atteint 37%, M. Mansouri a indiqué que ce taux «a un côté positif dans la mesure où les chiffres annoncés sont réels et reflètent le climat de transparence dans lequel se sont déroulées les élections». Ce taux de participation dévoile, toutefois, la «désaffection des citoyens vis-à-vis de la chose publique», a-t-il dit, soulignant qu’il est impératif d’engager une réflexion sur les moyens à même d’élargir la participation politique.

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