Réflexion autour de nouveaux rapports entre l’administration et le citoyen

Réflexion autour de nouveaux rapports entre l’administration et le citoyen

A ces interrogations posées, mercredi à Marrakech, par Lamia Moubayed Bissat, présidente du réseau des écoles et instituts de formation de la fonction publique au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (réseau GIFT-MENA), les participants à la 6ème conférence annuelle de cette structure, initiée du 10 au 12 février en étroite collaboration avec le ministère marocain de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, ont tenté de répondre.

Des questions auxquelles le directeur général de l’Organisation arabe pour le développement administratif a déjà donné une réponse lors de l’ouverture de cette rencontre de débat, d’échange et de réflexion. «Les indices ont démontré que le changement rapide au niveau du sommet de l’Etat ne signifie pas toujours que ce changement profond a atteint les différents établissements de l’Etat.

C’est pourquoi le rôle de l’administration publique est nécessaire», a estimé Refat Alfaouri. Selon l’interlocuteur, les décideurs sont censés traiter les dimensions humaine et structurelle de l’administration. Il a également appelé à la consolidation des réformes juridiques et la mise en œuvre de la convention des Nations Unies destinée à la lutte contre la corruption.

Les réflexions avancées par M. Alfaouri et qualifiées de «hardies» par Mme Moubayed Bissat sont susceptibles de constituer des éléments intéressants pour la réforme du secteur public. De quoi donner aux citoyens de la région une nouvelle perception à l’égard de l’administration, voire du gouvernement.

Au Maroc, le pays a, selon Mohamed Moubdii, opté pour un «gouvernement ouvert». Une démarche qui consiste, tel que l’a expliqué le ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’administration, en l’accès facile à l’information et aux services de base, la réorganisation des structures administratives en fixant leur mission à la lumière du nouveau rôle de l’Etat. Le gouvernement marocain a également consolidé les règles de la bonne gouvernance et l’ancrage des principes de probité et transparence en matière de gestion publique. Comme il a hissé les capacités des ressources humaines en procédant à leur qualification, voire adopté des systèmes d’e-gov en veillant à leur développement.

Le Maroc a également mis en place un système d’évaluation de la qualité des services publics et rationalisé la gestion publique en maîtrisant la dépense des deniers publics. Outre la consolidation de la démocratie participative, le gouvernement a simplifié les procédures administratives en surmontant les complications au niveau des rapports de l’administration aux citoyens.

Ces démarches sont susceptibles de créer, aux yeux de M. Moubdii, «des changements profonds en matière de modes d’organisation et de gestion régnant dans l’administration et restituer les équilibres principaux à l’appareil administratif en entier et l’habiliter à faire face aux défis de développement».

En marge de la conférence annuelle…

L’événement a été précédé par la réunion, mardi, du réseau GIFT- MENA. Un meeting couronné par l’élection du nouveau comité du réseau qui regroupe le Maroc, l’Egypte, la Palestine et le Bahreïn. Selon Lamia Moubayed Bissat, également directrice de l’institut des finances Basil Fuleihan au Liban, cinq établissements ont formulé des demandes d’adhésion au réseau et huit mémorandums de coopération ont été présentés. Lors de l’ouverture de la conférence annuelle du GIFT-MENA, un mémorandum d’entente a été paraphé par Nadia Amal El Bernoussi, directrice intérimaire de l’Ecole nationale d’administration, qui a longuement attendu la signature de ce document, et Raed Benshams, directeur général de l’institut d’administration publique du Bahreïn. Pour information, le réseau GIFT-MENA tiendra sa prochaine conférence à Beyrouth.

 

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