Représentativité politique : Le minimum en attendant des jours meilleurs

Représentativité politique : Le minimum en attendant des jours meilleurs

L’accès des femmes aux postes de responsabilité dépend toujours du quota et de la discrimination positive

La représentativité de la femme dans le milieu politique pose un sérieux problème. La présence d’une seule femme dans le gouvernement Benkiran I avait suscité la polémique. En effet, seule Bassima Hakkaoui du Parti de la justice et du développement (PJD) avait pu décrocher un portefeuille ministériel.

Il est vrai que le tir a été rectifié depuis avec l’entrée au gouvernement de 5 femmes, en l’occurrence Soumaya Benkhaldoun du PJD remplacée entre-temps par une autre PJDiste Jamila Moussali, au ministère délégué à l’enseignement supérieur, Mbarka Bouaida et Fatima Marouan du Rassemblement national des indépendants (RNI) respectivement ministre délégué aux affaires étrangères et ministre de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire ainsi que Hakima Elhaité du Mouvement populaire, ministre déléguée en charge de l’environnement, et Charafat Afilal du Parti du progrès et du socialisme (PPS) au poste de ministre déléguée en charge de l’eau.

Si des efforts sont consentis pour faciliter l’accès des femmes aux postes de responsabilité politique, il reste encore beaucoup de chemin pour renforcer la présence des femmes dans les partis politiques. Les formations politiques qui ont été dirigées par des femmes se comptent, en effet, sur le bout des doigts. La plus connue est bien évidemment Nabila Mounib qui dirige depuis 2012 le Parti socialiste unifié (PSU). Même si Mounib n’est jamais parvenue à se faire élire dans des élections, elle s’est fait une place dans une vie politique et partisane dominée par les hommes.

La secrétaire générale du PSU s’est illustrée en participant à une délégation partisane marocaine qui avait fait le déplacement en Suède à un moment où ce pays nordique était sensible aux thèses des séparatistes du Polisario. Une autre femme moins bien connue des médias avait également dirigé un parti politique. Il s’agit de Zhour Chekkafi qui a assumé la fonction de secrétaire générale du Parti de la société démocratique.
Au Parlement, la présence des femmes dépend surtout d’un quota mis en place par les autorités afin de garantir une présence féminine dans l’hémicycle. Dans ce sens, une liste nationale de 60 sièges est réservée à la gent féminine dans la Chambre des représentants. Cela dit, certaines femmes réussissent à se faire élire sans recours à la liste nationale. Elles sont encore peu nombreuses mais elles donnent l’espoir pour l’avenir.

Sur le plan local, le score des femmes a été amélioré lors des dernières élections communales et régionales. Lors du scrutin du 4 septembre dernier, les femmes ont remporté pas moins de 6.673 sièges, soit presque le double du nombre de sièges décrochés lors du scrutin de 2009.

Reste à savoir si les prochaines élections législatives prévues en octobre prochain verront aussi l’amélioration du nombre de femmes députées à la première Chambre qui sont actuellement au nombre de 67 seulement sur 395 parlementaires.

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