Rétro 2017- Administration : Un diagnostic royal critique

Rétro 2017- Administration : Un diagnostic royal critique

Le discours royal marquant le dix-huitième anniversaire de la Fête du Trône marque cette année un tournant à la fois sur le fond et sur la forme.

En effet, le discours a consacré une part importante au secteur et à l’administration publics. Alors que le Souverain avait déjà évoqué la situation de l’administration dans un discours marquant l’ouverture du Parlement en octobre 2016, cette fois-ci le diagnostic a été tout aussi critique.
Le discours royal a, en effet, procédé à une comparaison entre le secteur public et celui privé puisque les différences sont aujourd’hui criantes. «Cette réalité paradoxale est encore accentuée lorsqu’on établit un parallèle entre, d’une part, le secteur privé rendu efficient et compétitif grâce à un modèle de gestion organisé autour des notions de suivi, de contrôle et d’incitation et, d’autre part, le secteur public, en particulier l’administration publique, qui souffre d’une faible gouvernance et d’une productivité insuffisante», a expliqué Sa Majesté. Et de poursuivre : «En effet, le secteur privé attire les meilleurs cadres formés dans notre pays, lesquels participent aujourd’hui à la gestion des plus grandes compagnies internationales installées au Maroc, et administrent les petites et les moyennes entreprises nationales.

En revanche, les fonctionnaires publics, pour la plupart d’entre eux, manquent de compétences et d’ambition et n’ont pas toujours des motivations liées au sens des responsabilités liées à leur mission. Mieux encore, certains d’entre eux pratiquent l’absentéisme, se satisfaisant d’un traitement mensuel sûr, pour modique qu’il est, ne manifestant aucune ardeur au travail et ne nourrissant aucune ambition professionnelle». Le Souverain en a conclu que «l’un des problèmes qui entravent aussi le progrès du Maroc réside dans la faiblesse de l’Administration publique, en termes de gouvernance, d’efficience ou de qualité des prestations offertes aux citoyens».

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *