Sahara : Bourita rencontre Köhler à Lisbonne aujourd’hui

Sahara : Bourita rencontre Köhler à Lisbonne aujourd’hui

A quelques semaines du rapport attendu de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU

La participation de la délégation marocaine dans la capitale portugaise à ces discussions bilatérales intervient à l’invitation de l’envoyé personnel et s’inscrit dans le cadre de la coopération constante du Maroc avec l’ONU pour parvenir à une solution politique définitive au différend régional autour du Sahara marocain.

Une délégation marocaine doit rencontrer aujourd’hui Horst Köhler, envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara marocain à Lisbonne. La délégation est conduite par Nasser Bourita, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. Elle comprend également Omar Hilale, représentant permanent du Royaume du Maroc auprès des Nations Unies, Sidi Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, et Ynja Khattat, président de la région Dakhla-Oued Eddahab.

Un communiqué du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale avait précisé que la participation de la délégation marocaine dans la capitale portugaise à ces discussions bilatérales intervient à l’invitation de l’envoyé personnel et s’inscrit dans le cadre de la coopération constante du Maroc avec l’ONU (Organisation des Nations Unies) pour parvenir à une solution politique définitive au différend régional autour du Sahara marocain. La même source fait savoir que durant cette réunion bilatérale, la délégation marocaine sera guidée par les fondamentaux de la position nationale tels que soulignés dans le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la Nation, à l’occasion de la commémoration du 42ème anniversaire de la Marche Verte, le 6 novembre 2017.

En effet, le Souverain avait déclaré que «le Maroc maintient l’engagement qu’il a fait d’adhérer à la dynamique actuelle voulue par Son Excellence Monsieur Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, et à coopérer avec son Envoyé personnel. Il en sera ainsi tant que seront respectés les principes et les fondamentaux de la position marocaine. En voici quelques-uns : – Premièrement : aucun règlement de l’affaire du Sahara n’est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l’Initiative d’autonomie, dont la communauté internationale a reconnu le sérieux et la crédibilité. –Deuxièmement : les expériences passées devraient permettre de méditer sur une évidence: le problème n’est pas tant de trouver une solution à cette affaire, mais plutôt d’arriver à définir le processus à suivre pour y parvenir. Il appartient, donc, aux parties à l’origine de ce conflit monté de toutes pièces, d’assumer pleinement leur responsabilité dans la recherche d’un règlement définitif ; – Troisièmement : le plein respect des principes et fondamentaux retenus par le Conseil de sécurité pour le traitement de ce conflit régional artificiel; l’organe onusien étant, de fait, la seule instance internationale chargée de superviser le processus de règlement; et – Quatrièmement : le refus catégorique de tout dépassement, de toute tentative de porter atteinte aux droits légitimes du Maroc et à ses intérêts supérieurs, de toute proposition obsolète visant à écarter le plan de règlement des paramètres référentiels retenus, de l’insertion abusive d’autres sujets, lesquels sont traités par des institutions compétentes».

Il faut préciser que la réunion entre les deux parties intervient à quelques semaines du traditionnel rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU devant les membres du Conseil de sécurité. Une réunion importante doit ainsi avoir lieu en avril prochain et une nouvelle résolution du Conseil de sécurité est attendue dans ce dossier.

La dernière résolution adoptée en avril 2017 avait  prorogé d’une année supplémentaire le mandat de la Minurso. Pour rappel, le secrétaire général, António Guterres, avait nommé en août 2017 l’ancien président de la République fédérale d’Allemagne en tant qu’envoyé personnel pour le Sahara.

Köhler a été notamment directeur général du Fonds monétaire international (FMI) à Washington (2000-2004) et président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres (1998-2000). Il était également secrétaire d’État au sein du ministère fédéral des finances (1990-1993) avant d’être nommé Président de l’Association allemande de la Caisse des dépôts (1993).

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *