Sahara : Le Maroc gagne une autre bataille à l’UA

Sahara : Le Maroc gagne une autre bataille à l’UA

L’Union africaine consacre la primauté du processus onusien

Le rapport de Moussa Faki insiste sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en tant qu’unique référence dans le traitement de la question, notamment dans la recommandation 21C.

Très attendu, le rapport de l’Union africaine sur le Sahara marocain a été soumis aux chefs d’Etat participant au sommet de l’UA à Nouakchott. Selon les observateurs, ce rapport élaboré par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, suite à la décision 653 adoptée par la session de juillet 2017, marque une «avancée substantielle du Maroc sur la question nationale». En effet, le document consacre la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara marocain. Dans ce sens, le paragraphe 20C stipule «la nécessité pour l’UA d’inscrire sa démarche dans le cadre d’un appui renforcé aux efforts des Nations Unies, pour accroître leur chance d’aboutissement. En d’autres termes, il ne s’agirait pas pour l’UA de développer un processus parallèle à celui des Nations Unies». Plus loin encore, la recommandation 21B ajoute : «Le rôle de l’UA devrait viser à accompagner et à soutenir les efforts des Nations Unies, dont le Conseil de sécurité demeure saisi de la question. Au demeurant, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies conduit, depuis sa prise de fonction, des consultations intensives avec les parties, lesquelles ont exprimé leur engagement à coopérer avec lui». Le rapport de Moussa Faki insiste en outre sur les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies en tant qu’unique référence dans le traitement de la question, notamment dans la recommandation 21C.

Celle-ci souligne : «Conformément à ce rôle d’accompagnement et de soutien, la Conférence de l’Union devrait apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations Unies, basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Celles-ci ont, de façon constante, demandé aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du secrétaire général, de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations Unies». Ce n’est pas tout. Le rapport dessaisit d’autres organes de l’Union, notamment le Conseil de la paix et de la sécurité (CPS), du traitement du dossier. Ce dernier était parfois pris en otage par certains adversaires du Maroc pour adopter des positions hostiles. Plus concrètement, la recommandation 21D souligne que «pour assurer la cohérence requise, la question du Sahara ne serait évoquée que dans ce cadre et à ce niveau» en faisant référence à la Conférence de l’Union africaine et au niveau des chefs d’Etat. Par ailleurs et tout en rappelant dans le paragraphe 12 que «les autorités marocaines ont réaffirmé le rôle central des Nations Unies dans la conduite du processus de négociation. Elles ont mis en garde contre les risques d’un processus parallèle, estimant qu’en reconnaissant la pseudo rasd, l’UA s’était d’elle-même exclue des efforts de recherche d’une solution, le rapport insiste dans le paragraphe 17 sur le rôle crucial que les autorités algériennes et mauritaniennes peuvent jouer dans la recherche d’une solution».

A noter enfin que le mécanisme de suivi requis dans le paragraphe 21C a été mis en place par la Conférence sous forme de troïka composée des présidents sortant, entrant et en cours avec le président de la Commission de l’Union africaine. Ce mécanisme présente l’avantage des principes de la continuité dans la position de l’UA et celui de l’équilibre dans ses approches basées sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

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